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Après sept mois entiers passés sur Vox, il est temps pour moi de choisir un autre hébergeur pour continuer mon blog principal. Un hébergeur en phase avec la blogosphère actuelle et qui réponde aux exigences des blogueurs d’aujourd’hui. Vox est en construction et je le regrette profondément même si je dois reconnaître que l’aventure me séduit. Par respect pour ceux qui me sont fidèles sans être voxeurs (j’ai découvert qu’ils étaient nombreux!), je me dois de ne plus prendre part à cette construction et laisser de côté mon âme aventurière. C’est ainsi que je lance aujourd’hui le nouveau Blog de Richard Patrosso : un blog qui traitera de tout sans tabou! Tous les sujets seront abordés. Je continuerai bien sûr d’y annoncer mes chroniques (APEM, Cent Papiers) et mes articles (AgoraVox, SportVox). Mon objectif reste le même : porter un regard philosophique sur tout. Pour cela, je traiterai principalement de l’actualité. Je veux que la Philosophie redevienne ce qu’elle est : une réflexion simple qui permet à l’individu d’être indépendant.
C’est au moment où je crée un nouveau blog que je m’aperçois que je me sens de plus en plus blogueur alors que je n’ai jamais eu l’intention de le devenir même si j’ai toujours pensé qu’une personne publique devait avoir un site officiel.
C’est au moment où je dois cesser d’héberger mon site principal sur Vox que je me sens pleinement « voxeur » et fier de l’être. D’ailleurs, mon blog Vox ne sera pas supprimé et je continuerai à lire régulièrement les blogs de ma communauté. Mieux, je prendrai même le temps de venir les commenter en voxeur régulièrement.
Tous les voxeurs qui apprécient mon blog Vox peuvent dès aujourd’hui s’abonner au fil RSS de mon nouveau blog.
Pour finir, je confierai que j’aime beaucoup l’URL « richardpatrosso.vox ». Elle pourrait être traduite par « la voix de Richard Patrosso ». Le paradoxe, c’est que je dois archiver cette URL pour continuer à parler.
A très vite sur http://richardpatrosso.hautetfort.com/ !
Débat du 20 Avril 2007
En raison de la campagne présidentielle et de la rediffusion de l’émission animée par Jean-François Rabilloud la veille du scrutin, l’éditorialiste du Nouvel Observateur et le Philosophe ancien Ministre de l’Éducation nationale ont dû s’abstenir de toute référence à la politique française, ce qui handicapa fortement la réflexion autour des thèmes du débat qui portaient d’ailleurs sur une actualité à l’étranger : le drame de Blascksburg et la situation actuelle au Moyen-Orient.
U.S.A. : Pourquoi tant de haine?
Comme d’habitude, la parole fût d’abord donnée à Luc Ferry afin d’introduire le débat, mais malheureusement, la durée trop courte de l’émission ne permit pas de développer les thèses de chacun sur le sujet et les deux réflexions en restèrent à l’introduction. C’est ainsi que le Philosophe qualifia la société américaine comme « extrêmement violente » et rappela la tuerie de Columbine huit ans plus tôt. Il nuança tout de même en rappelant que le meurtrier de Virginia Tech n’était pas un Américain. D’ailleurs, le culte du communautarisme aux Etats-Unis obligea la communauté Sud-coréenne à craindre des représailles et le Président de ce Pays a présenté ses excuses au Peuple américain comme s’ils étaient responsables de l’acte barbare de leur compatriote, comme si c’était génétique, comme si la loi des races était véridique. (1) Cette conséquence du communautarisme se répand de plus en plus en France, accélérée d’ailleurs par la politique de l’ancien Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, qui croit nécessaire une distinction de classe, religion, origine et race entre les citoyens pour régler les problèmes de la société alors que la tradition de la République en France se veut indivisible comme l’engendre la pensée que les Hommes naissent égaux en droits.
Le communautarisme n’est pas le seul effet qui arrive en France et qui provient des Etats-Unis. En cinq ans, la société française est passée de « l’insécurité » à la « violence ». Cette situation est illustrée d’ailleurs dans les méthodes du politicien Nicolas Sarkozy lui-même qui préfère la confrontation à la prévention. C’est ainsi que durant ces cinq dernières années, le Ministre a agi publiquement comme un commissaire doit le faire en sous-marin. Un film illustre d’ailleurs très bien ces méthodes puisqu’il décrivait la société américaine de 1971 et montrait que finalement le problème était la limite et la différence entre le bien et le mal : Dirty Harry de Don Siegel.
Luc Ferry a rappelé d’ailleurs l’américanisation de la France : lois sur la limitation de vitesse, l’interdiction du tabac, les ghettos noirs, la drogue dans les écoles… Mais qu’au final, la France pouvait aller plus loin que cette société avec la parité hommes/femmes qui serait inconcevable pour les Américains. Ainsi donc, le Philosophe a posé une question intéressante : Est-ce l’américanisation du Monde ou est-ce l’évolution du Monde qui doit être ainsi? J’ajouterai : est-ce l’american way of life qui gagne peu à peu les sociétés ou est-ce l’évolution naturelle de chacun qui est fatalement amenée à être ainsi? Et donc, les U.S.A ne sont-ils pas finalement que des précurseurs? Ceux qui nous montrent ce que nous allons devenir?
Jacques Julliard a rappelé , lui, la tradition américaine : la conquête de l’Ouest et donc le deuxième amendement qui autorise le port d’armes. Une société dans laquelle s’affronte la loi et la violence et qui n’a pas résolu, selon lui, le rapport entre le respect de la loi et le principe d’autodéfense. Philadelphie a d’ailleurs le même nombre de morts par armes à feu que la France. Et toujours selon l’historien, le film de John Ford, L’Homme qui tua Liberty Valance, est une illustration cinématographique parfaite du problème de l’esprit américain.
Puis, Luc Ferry et Jacques Julliard ont dénoncé avec raison cette « société psychologisante » dans laquelle nous vivons. Mais, les deux hommes ont complètement dérivé lorsque le premier a condamné la présence de psychiatres dans les affaires juridiques, dénonçant le travail de ces derniers comme inutile et une faute. Pour le Philosophe, l’Homme devrait-il être jugé comme une bête sans cœur? Sa réflexion me déçoit au plus au point. Était-il trop militant UMP ce jour-là? Ses propos étaient vraiment sans réflexion. Et le second, Jacques Julliard, ne fit pas mieux lorsqu’il parla de « démission du juge » lorsque ce dernier s’en remet au psychologue. Pour lui, c’est du « scientisme ». Mais, pourquoi confondre « scientisme » et « jugement rationnel »?
Enfin, Luc Ferry s’affala complètement lorsqu’il se plaignit du film Elephant de Gus Van Sant, tel une commère qui n’a pas de cerveau. Pour un Philosophe, même non cinéphile (et j’entends par cinéphile celui qui connaît le Cinéma et non celui qui se rend souvent dans la salle obscure), ses propos sur ce film sont scandaleux. Absence totale de réflexion. Pour lui, le film dont j’avais parlé sur ce blog en évoquant le carnage de Blacksburg est un « film calamiteux qui donne des idées aux jeunes ». Mais, comme le pensent les cinéphiles et comme je l’ai éprouvé en assistant à la projection de ce chef-d’œuvre, l’émotion que suscite ce genre de films n’incite-t-elle pas l’enfant et l’adulte à condamner ce genre de tueries barbares et à se demander comment certains peuvent avoir de tels projets absurdes? C’est là d’ailleurs toute la finalité de Gus Van Sant qui répond donc à Jacques Julliard pour qui « on ne peut pas tout excuser à cause de l’Art, la sublimation dans celui-ci » et pour qui ce film est « catastrophique pour des cerveaux un peu faible ».
Proche-Orient : La poudrière
La deuxième partie de ce débat portait sur la situation actuelle au Moyen-Orient. Jacques Julliard en a profité pour rappeler qu’il se déroulait une véritable « guerre civile » en Irak dont son « Président » Saddam Hussein ainsi que son régime n’étaient pas « dangereux » pour les Etats-Unis. Le véritable ennemi étant l’Iran au « régime très faible de l’intérieur ». C’est pourquoi avec la course aux armements, la volonté d’obtenir la bombe nucléaire alors qu’il possède du pétrole n’est en réalité qu’une tentative pour détourner les vrais problèmes du Pays.
Pour Luc Ferry, vouloir empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique est un faux débat parce que dans dix ans n’importe qui pourra l’avoir : en la fabriquant ou en l’achetant. Selon lui, le véritable problème est religieux. C’est pourquoi il faut aider les Partis démocrates dans les Pays musulmans afin de ne pas réitérer l’erreur de 1986 en Algérie qui a débouché sur une guerre civile. C’est pourquoi aussi la Turquie doit entrer dans l’Union européenne et qu’une police internationale doit être créée.
Coup de cœur
Parmi les livres recommandés par les deux intervenants figurent :
- Philosophie des âges de la vie (Éric Deschavannes et Pierre-Henri Tavoillot)
- Les Droites en France (René Raymond)
Voir aussi :
- Claire Tréan : Le Paradoxe iranien
- Thérèse Delpech : Le Grand perturbateur![]()
Ce soir, France 3 diffuse à 20 heures 50 Sur la route de Madison de et avec Clint Eastwood. Un film qui nous arrache les larmes par son scénario émouvant. C’est d’ailleurs le premier rôle romantique de l’acteur qui a 65 ans lors de la sortie du film en 1995, trois ans après la sortie du roman The Bridges of Madison County écrit par le romancier Robert James Waller.
Le film qui avait réuni à l’écran Clint Eastwood et Meryl Streep est actuellement l’œuvre d’une adaptation théâtrale dans laquelle les spectateurs peuvent retrouver le couple mythique du Cinéma français Alain Delon et Mireille Darc mis en scène par Anne Bourgeois.
Sandra M. avait d’ailleurs rédigé deux critiques intéressantes des deux différentes œuvres :
- « Sur la route de Madison » au théâtre Marigny
- « Sur la route de Madison » de Clint Eastwood (1995), la beauté de la fugacité éternelle
Crédit photographique/Source ici.
Loin du déroulement de l’élection présidentielle, je me replonge exactement un mois en arrière, veille de la Journée du Cinquième pouvoir et journée durant laquelle je n’avais pas retrouvé mon chemin en sortant de Pierres et Vacances Bercy pour prendre le métro à la station Saint-Émilion. Peut-être était-ce mon destin ce jour-là puisque mon égarement me conduisit sur le chemin de la passerelle portant le nom de Simone de Beauvoir, qui est selon moi à la Philosophie avec HAnnah Arendt, ce que sont Simone Veil et Françoise Giroud à la politique, Georges Sand à la Littérature et Edith Piaf ainsi que Mireille Mathieu à la Chanson française. Je précise bien « selon moi » parce que je ne connais rien de la pensée de Simone de Beauvoir, ni de celle d’HAnnah Arendt, des vies de Simone Veil et de Françoise Giroud, de l’œuvre de Georges Sand et des répertoires d’Edith Piaf et de Mireille Mathieu. Bien sûr, quand je dis « rien », il s’agit d’une façon de parler et d’une modestie abusive parce qu’il serait abusé de se les représenter comme symboles si j’ignorais tout de ces personnes et donc même leur existence. Quand j’emploie une formule grammaticale abusivement modeste, je n’entends donc pas « tout ignorer », mais Socrate lui-même ne savait-il pas qu’il ne savait rien?
Le temps était à la pluie fine, puis plus tapante et enfin passée. L’un de ces temps qui donnent envie de rester chez soi, dans une pièce étroite de son logement avec une lampe à faible luminosité posée sur le coin du bureau ou au fond de la pièce et qui vous incite à lire, réfléchir, méditer. Et pourquoi ne pas le dire tout simplement? Philosopher.
Pour ma part, passé la passerelle sous les gouttes de pluies qui tombaient de plus en plus fortement et où d’autres avaient préféré l’exercice de la pêche, je gravis les escaliers qui mènent à la BNF afin de prendre le métro à Bercy.
D’ailleurs, pour m’arrêter un instant à la bibliothèque François Mitterrand par laquelle on accède en descendant comme pour mieux plonger dans le Savoir, je recommanderai quelques livres exposés dans ce que je crois être la librairie de ce lieu. C’est en feuilletant les livres de Jules Michelet, Histoire de la Révolution française Tome I et Histoire de la Révolution française Tome II que j’aperçus juste au-dessus de ces deux ouvrages Qu’est-ce que la Philosophie Antique? de Pierre Hadot que je ne connais pas (mais qui est cité dans le « Manuel » de Luc Ferry : Apprendre à Vivre) et à qui une page Internet s’intitulant Pierre Hadot-Qu’est-ce que la philosophie antique? est consacrée. A gauche de ces trois ouvrages, sont exposés côte à côte des livres de Descartes et de Spinoza. Et au bas de ces livres, sur la droite, se situe le dernier livre en date de Luc Ferry, que j’avais déjà évoqué dans ce blog : Familles, je vous aime.
Enfin, sur le retour, dans le village de Saint-Émilion, un jeune homme, qui distribuait des tracs, m’aborda pour me parler de l’association Aides, qui fût fondée par le compagnon de Michel Foucault à la mort de ce dernier. Il m’expliqua d’ailleurs que Michel Foucault était un Philosophe, ce qui me fit rire intérieurement puisque je le savais déjà. Puis, après m’avoir demandé ce que je faisais dans la vie, je pus remarquer que ce jeune homme était peut-être étudiant en Philosophie. C’est toujours agréable de parler Philosophie avec un inconnu après une journée qui fût à l’évidence très philosophique.
Crédit photographique/Source ici.
Comment ne pas parler de politique aujourd’hui alors que le Pays se trouve dans une situation encore plus grave que celle de 2002?
La soirée d’hier avait mal commencé. Sur TF1, PPDA laissait parfois un sourire en coin des lèvres bien retenu. Mais, à voir la tête de la balladurienne Chazal, qui mérite bien sa gifle que lui avait donné Bayrou un soir de grande écoute, il était évident que la bête tenait sa revanche de 1995. Nicolas Sarkozy serait donc au second tour. Plus de doute. Le secret des résultats de scrutin que les journalistes sont censés gardés pour eux apparaissaient sur le visage si illuminé de cette journaliste qui oublia ce soir-là le devoir de neutralité. Mais, le théâtre le plus terrible se déroula sur France 2. David Pujadas, que j’apprécie, me déçut ce soir-là comme jamais et pour toujours. Répétant à l’envi qu’il ne pouvait pas donner les estimations avant 20 heures, que les candidats connaissaient bien sûr le résultat, son sourire et sa nargue envers le leader frontiste Jean-Marie Le Pen ne pouvaient que nous faire comprendre que ce dernier n’était pas qualifié pour la dernière ligne droite du chemin de la maison suprême. Élise Lucet, qui faisait son retour et qui va peut-être enfin nous débarrasser de Françoise Laborde qui occupe le 13 heures, n’était pas moins souriante, comme à son habitude. Et elle aussi, comme le présentateur du 20 heures, nous répétait à l’envi qu’un « sursaut démocratique » s’était passé dans la journée avec une abstention reléguée à 15,8%. Malheureusement, à 20 heures, le « sursaut démocratique » n’eut pas lieu et Nicolas Sarkozy devança Ségolène Royal de plus ou moins cinq points. François Bayrou pouvait se vanter d’un score honorable et les commentateurs se réjouissaient des 11% estimés pour le dauphin de l’élection précédente. Hélas! Cette réjouissance ne peut relever que de l’inconscience parce que le candidat, qui a repris les thèses lepéniennes à son compte au lieu de les combattre de front et donc de tenter courageusement de les chasser de l’esprit des Français, est arrivé en tête avec 31% des voix. Ajouté à ce score celui de Jean-Marie Le Pen, « la France du repli sur soi » totalise 40% de l’élection. Il n’est donc pas possible de parler de « sursaut démocratique », mais seulement d’engagement des électeurs. En 2002, « les idées de la peur » ne dépassaient pas les 20% même si elles devançaient le Président sortant.
Ensuite, comme durant toute soirée électorale, les déclarations de responsables politiques se succédèrent. C’est ainsi que Bernard Kouchner réitéra sa proposition d’une alliance avec François Bayrou alors que les électeurs de ce dernier sont plus un électorat de rejet qu’une adhésion à l’homme de Droite qu’il est. Marie-Georges Buffet rappela que pour gagner, la candidate qualifiée ne devait pas s’ouvrir à la Droite et décevoir les électeurs qui n’attendent qu’un retour de la vraie Gauche, celle qui n’a pas honte d’elle-même. Puis, certains UMP s’en prirent à la VI° République de Ségolène Royal, argumentant que le score de Nicolas Sarkozy montraient que les Français n’en voulaient pas. Malheureusement, c’est soit une très mauvaise analyse, soit une analyse de mauvaise foi parce que les deux candidats (François Bayrou et Ségolène Royal), qui promettaient une nouvelle République, totalisent à eux deux près de 45% des suffrages exprimés, sans compter l’Extrême-Gauche, ce qui est bien supérieur au score du candidat du Parti de la majorité actuelle.
Et Bernard Tapie fit son entrée et dénonça « le bal des faux culs » expliquant enfin pour la première fois pourquoi il avait choisi de soutenir Nicolas Sarkozy. Selon Nanard, qui fût le dernier directeur sportif de Bernard Hinault et qui est un bon acteur et que j’aime bien malgré son choix regrettable et tout ce qui est dit sur lui, il a choisi de soutenir un candidat de Droite parce qu’il ne peut pas supporter tous les faux culs qui viennent défendre Ségolène Royal sur les plateaux de télévision alors qu’ils ne souhaitent que sa défaite. A comprendre Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius entre autres. Malheureusement, c’est un argument d’irresponsable. De plus, le bal des faux culs est encore plus grand à Droite. Jacques Chirac n’a jamais pu se voir « le petit traître », Alain Juppé ne peut souhaiter la victoire de celui qui lui bouche 2012, Dominique de Villepin ne peut voter pour un anti-gaulliste, Jean-Pierre Raffarin l’ancien centriste ne peut se réjouir d’un candidat extrême, Simone Veil ne peut présider le comité de soutien de celui qui mélange immigration et identité nationale afin de récupérer l’Extrême-Droite sans l’anéantir, Valéry Giscard d’Estaing, qui a mené une politique de Gauche durant sa présidence, ne peut faire campagne pour celui qui se revendique clairement à Droite. Tous ces faux culs soutiennent pourtant Nicolas Sarkozy, mais ne semblent pas déranger Bernard Tapie.
Enfin, Ségolène Royal apparut, droite, debout et grave et rappela la France des Lumières, c’est-à-dire la mienne. De quoi bien finir la soirée.
Il serait anormal que dans une démocratie, nous pensions tous pareils et il n’y ait pas de désaccords. Ce serait ne rien penser. Et même si parfois certains s’opposent juste pour l’envie de se montrer, nous ne devons pas leur enlever le droit d’expression pour autant. C’est pourquoi je respecte tout commentaire et m’attache à répondre à certains. Je crois que répondre à Bozz est la moindre des choses. Ma réponse à ses remarques est ce qui suit.
Monsieur, vous pourriez au moins avoir la décence de poster votre réponse
sur AVox et non pas nous rediriger vers votre blog, je trouve ce procédé
cavalier et me demande même si ce n'est pas fait expressément pour grossir
votre nombre de connections !!
pour cela je me permets de mettre ici en visible votre commentaire. […]
Monsieur, je vous permets et je rassure votre préjugé. Je n’ai pas posté ma réponse sur mon blog « pour grossir [mon] nombre de connections » puisque je n’ai pas accès à ce chiffre.
Si j’ai posté ma réponse sur mon blog, c’est d’abord parce que j’ai parlé de cet article depuis hier sur celui-ci et ensuite parce que je considère qu’un blog est aussi fait pour répondre aux remarques. En particulier lorsqu’elles concernent ce qui a été annoncé sur celui-ci comme je l’ai déjà dit.
Il ne s’agit donc pas de « procédé cavalier » de ma part, mais d’un souci de plus de visibilité. Une note sur un blog est plus visible qu’une réponse perdue entre les commentaires qui suivent un article.
J’aurais pu ne pas mettre de lien entre les commentaires, mais j’ai pris la peine de le faire après avoir posté ma réponse sur mon blog bien que je considère que quand on lit un article d’un journaliste citoyen, on se renseigne sur lui et donc on visite son blog s’il en a un. C’est pour ma part ce que je fais. Et j’espère qu’il en est ainsi de chacun car comment comprendre une personne dont on ne sait rien?
et là ma réponse :
Je me permets donc à mon tour de mettre en ligne cette réponse sur mon blog et sur AgoraVox puisqu’il s’agit d’une réponse.
" d'abord être déporté n'est pas acceptable et ensuite je pense que si le
régime de l'époque avait pu éliminer tout ce qu'il considérait comme race
inférieure, il l'aurait fait."
vous dites ne pas porter de jugement de valeur et pourtant vous le faites,
incohérence !!
Je dis ne pas mettre de subjectivité personnelle dans mon article. En revanche, et c’est ce que j’ai fait et ce que j’ai dit, je dis mon avis personnel dans mon commentaire. D’ailleurs, ce n’est pas trahir l’idée du "commentaire" que de le faire. Je ne donne pas mon avis dans l’article, mais je le fais dans ma réponse aux commentaires donc je ne porte pas de jugement personnel dans mon article comme je l’ai dit. Il n’y a donc aucune incohérence.
ensuite non c'est mal connaître cette période de l'histoire que de penser
ceci ! la volonté était plutôt d'expoiter un maximum et d'en tirer un
maximum de profit avant d'exterminer
C’est vous qui le dites et je ne discute pas de cela parce que je ne suis pas historien. Par contre, j’ajoute que si « la volonté était d’exploiter […] avant d’exterminer » alors l’objectif était bien d’exterminer tout comme je l’ai écrit dans ma réponse. Votre remarque ne fait que consolider ma réponse et mon avis personnel.
"La deuxième remarque qui m'est faite cette fois ne relève pas de
l'erreur, mais de l'incompréhension. D'abord, je précise que pour ma part,
je ne fais pas de classement dans la barbarie ( : une victime est une
victime de trop !) et ensuite comme je l'ai déjà souligné, je ne porte
aucun jugement personnel dans ce texte, c'est pourquoi quand j'écris «
l'horreur immonde, la plus terrible barbarie de l'Histoire de l'humanité
que fût la Shoah », il ne s'agit pas de classification de ma part, mais de
référence à l'expression « la bête immonde » et de me placer du point de
vue de ce que je crois être la pensée commune : « la plus terrible barbarie
de l'Histoire de l'humanité »."
encore une fois il y a incohérence dans vos propos ! ou alors c'est une
question de français : "la plus" signifie clairement que vous faites un
classement et que ceci est tout en haut de votre classement !!
Si vous êtes attaché à la notion de « classement », je l’accepte. En revanche, que certains laissent entendre qu’il s’agit d’un classement émané de mon jugement personnel me dérange parce que ce n’est pas le cas. Je m’inspire de la pensée commune, mais non de ma propre pensée. C’est d’ailleurs logique puisque dans cet article, je ne laisse pas apparaître ma subjectivité personnelle.
" Si jamais, la pensée commune ne considère pas le nazisme et ses
conséquences comme ce qui s'est fait de pire dans l'Histoire de l'humanité,
alors j'accepte que ce soit une seconde erreur. Mais, je dis bien « la
pensée commune ». Je ne parle pas de certaines pensées de certains
spécialistes."
non et bien voilà où se trouve votre erreur : ce n'est pas ce qui est
communément admis qui correspond à la réalité (en URSS Lyssenko était le
scientifique de référence pour le pouvoir en place ou dit autrement
communément admis comme la référence selon ses concitoyens or la vérité est
toute autre, il faut manifestement se méfier de ce qui est dit ici ou là
par la bulle médiatique sur ces sujets ! (ce qui est répété mille fois ne
consitituent pas mille preuves)
A cette remarque, je ne peux répondre que par cette citation : « " Si jamais, la pensée commune ne considère pas le nazisme et ses conséquences comme ce qui s'est fait de pire dans l'Histoire de l'humanité,
alors j'accepte que ce soit une seconde erreur. Mais, je dis bien « la
pensée commune ». Je ne parle pas de certaines pensées de certains spécialistes."
Pour ma part, je ne pense pas comme la pensée commune. En revanche, ce n’est pas pour autant que je dois la nier. Le pensée commune est un fait. Comment être journaliste ou journaliste citoyen et nier les faits?
pour conclure ce que je souhaite vous faire comprendre, c'est qu'il est
très difficile de s'improviser historien ou chercheur sans avoir muri
longtemps chaque phrase que l'on écrit, car à force d'informer
partiellement on finit par désinformer et ce n'est pas votre objectif de
départ.
comme en tout il faut de la rigueur !!
Merci bien pour ce conseil dont je n’avais pas besoin puisque je le savais déjà. Et j’ajouterai que je ne suis ni Chercheur, ni historien et que je n’ai pas prétendu l’être.
La finalité de cette publication était de faire connaître une personne au destin hors du commun et quand je lis la réaction d’Alberto, je me dis que cet article n’est pas inutile et que s’il contient quelconque erreur, il y a des personnes comme vous pour nous le signaler et qu’Alberto, entre autres, a certainement eu envie de se renseigner sur ce personnage et découvrir la vérité. Je considère cet article comme un tremplin et non comme un texte de référence, voire divin. Il ne faut pas penser par Richard Patrosso, mais par soi-même.
Pour conclure, ce que je souhaite vous faire comprendre, c’est qu’il faut relire plusieurs fois un texte quand on le trouve incohérent. Parfois, il répond de lui-même à certaines des questions que nous nous posons. Mais comme en tout, il faut de la rigueur!!
cordialement
Ce fût un plaisir! Si l’on ne me contredisait pas, j’aurais moins d’occasions pour m’exprimer.
Merci.
Richard Patrosso
Comme prévu, AgoraVox a publié aujourd’hui mon article Liviu Librescu : L’enfer fut pour ce héros dans lequel, je voudrais le souligner, je ne porte aucun jugement personnel et c’est pourquoi il est également en ligne pour l’Agence de Presse Étudiante Mondiale, qui a d’ailleurs modifié le titre, ce qui trahit un peu sa référence inspirée du titre d’un film de Don Siegel avec entre autres Steve McQueen : L’Enfer est pour les héros. En revanche, ma finalité était d’appuyer sur le fait que le Professeur assassiné a échappé à la Shoah et a finalement trouvé la mort là il aurait pu ne pas se trouver si contrairement à ses jeunes années, il avait accepté son destin qui était de partir à la retraite. Avec son courage, c’est aussi cet aspect de son destin qui a retenu mon attention.
Les lecteurs et les commentaires me font remarquer que contrairement à ce que j’ai écrit, le « héros » n’est pas un rescapé des « camps de la mort », mais comme je l’ai indiqué plus loin des « camps de travail ». J’accepte cette remarque même si pour moi, d’abord être déporté n’est pas acceptable et ensuite je pense que si le régime de l’époque avait pu éliminer tout ce qu'il considérait comme race inférieure, il l’aurait fait. Et c’est pourquoi j’ai été poussé maladroitement apparemment à écrire qu’il s’agissait d’un « rescapé ». Je dois reconnaître que pour moi, il s’agit surtout d’un « rescapé de la Shoah ». Mais ce qui est écrit est écrit et parfois nos écrits ne traduisent pas vraiment ce que nous pensons.
La deuxième remarque qui m’est faite cette fois ne relève pas de l’erreur, mais de l’incompréhension. D’abord, je précise que pour ma part, je ne fais pas de classement dans la barbarie ( : une victime est une victime de trop!) et ensuite comme je l’ai déjà souligné, je ne porte aucun jugement personnel dans ce texte, c’est pourquoi quand j’écris « l’horreur immonde, la plus terrible barbarie de l’Histoire de l’humanité que fût la Shoah », il ne s’agit pas de classification de ma part, mais de référence à l’expression « la bête immonde » et de me placer du point de vue de ce que je crois être la pensée commune: « la plus terrible barbarie de l’Histoire de l’humanité ». Si jamais, la pensée commune ne considère pas le nazisme et ses conséquences comme ce qui s’est fait de pire dans l’Histoire de l’humanité, alors j’accepte que ce soit une seconde erreur. Mais, je dis bien « la pensée commune ». Je ne parle pas de certaines pensées de certains spécialistes.
Enfin, pour conclure ces explications sur l’article, je voudrais ajouter que je ne connaissais pas Liviu Librescu avant sa mort. Quelques articles m’ont inspiré : ceux de LCI et de LaCroix.fr qui sont le même et celui d’Ilan Tsadik pour DesInfos.com qui est un site que je ne connais pas. Tous ces articles ont été connus de moi par Google Actualités. Je me suis également renseigné comme à mon habitude sur Wikipedia, mais j’ai trouvé cette source bien faible. En revanche, je ne me suis pas livré à du plagiat et c’est peut-être la raison de certaines erreur et incompréhension maintenant réparée et expliquée.
Pour ce qui est du Darfour, je ne crois pas qu’il soit possible de dire que je n’en ai jamais parlé. Il n’y a qu’à parcourir ce blog. Et pour de nouvelles remarques sur le Darfour, je recommande le dernier bloc-notes de Bernard-Henri Levy une nouvelle fois consacré à ce sujet.
C’est la dernière semaine de campagne, alors forcément, les candidats et leurs soldats jettent toutes les forces qui leur restent comme ils le peuvent. Et parfois, ça fait mal!
C’est ainsi que Michel Rocard et Bernard Kouchner ont porté le dernier coup de hache nécessaire pour fendre en deux ce qui restait du possible retour du concept de la Gauche dans le Parti Socialiste. Une alliance entre le PS et l’UDF préconisée par les deux hommes semblent si absurdes parce que Droite et Gauche sont deux concepts différents si insolubles que même les raisons personnelles ne semblent pas évidentes. A son âge, pourquoi Michel Rocard draguerait-il François Bayrou au cas où ce dernier l’emporterait? Parce que beaucoup prévoient désormais de plus en plus la possible nomination à Matignon de son vieil ennemi Chevènement en cas de victoire de Ségolène Royal?
Bernard Kouchner, l’homme de l’humanitaire, l’ancien communiste, veut-il être à ce point Ministre à tout prix?
Quoiqu’il en soit, si la candidate du PS est éliminée dès le premier tour ou si jamais elle ne l’emportait pas au second, on ne pourra pas dire que ces deux-là ne l’auront pas fait exprès!
Nicolas Sarkozy, lui, s’est rendu à Colombey-les-deux-églises. Sur la tombe du Général de Gaulle. De quoi faire retourner sur lui-même l’ancien Président dans sa tombe et insulter un peu plus ce que fût et restera le Gaullisme, la Résistance et une certaine idée de la France.
Jacques Julliard s’est effacé le temps d’une chronique au profit de l’un des deux derniers Ministres Gaullistes vivants du Président de Gaulle : Jean-Marcel Jeanneney, qui appelle à voter pour Ségolène Royal, seule digne héritière selon lui du chef de la Résistance.
Après avoir publié Ma Vérité sur la planète chez Broché, ouvrage dans lequel il compare les Verts à des pastèques : Vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur, l’ancien Ministre de l’Éducation Nationale, Claude Allègre, perd toute crédibilité en faisant savoir qu’il pourrait voter pour Dominique Voynet. Décidément, mauvaise foi et absence de citoyenneté rongent ce pauvre homme qui ne restera pas dans l’Histoire politique de notre Pays. Le vote ne doit-il pas être de raison?
Crédit photographique/Source ici.
Le Philosophe est celui qui ne confond pas lynchage et recherche de la vérité. Pour ma part, je condamne le premier et affectionne la seconde. Parfois, il est vrai que cette dernière peut sembler amener à des conclusions exagérées, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se taire. Confronter sa pensée contre celles des autres, c’est tout simplement penser. Interdire la contradiction ou le possible questionnement, c’est limiter la pensée qui revient à ne pas reconnaître l’existence de l’autre.
Il y a bien des ouvrages publiés qui ne sont que mensonges et il y a bien des ouvrages intéressants qui restent dans l’ombre. Tous deux n’ont pas le droit d’être censurés parce qu’ils ne conviennent pas à certaines personnes. Chacun doit avoir la possibilité de juger. C’est pourquoi ils doivent pouvoir être connus de tout le monde. C’est tout simplement la pratique de la démocratie.
Je tiens à féliciter Michel Onfray pour son attitude de Philosophe et de personne sensée lors de son débat avec Nicolas Sarkozy pour Philosophie Magazine même si je ne suis pas forcément d’accord avec lui sur les définitions qu’il a de certains concepts, ni sur certaines de ses positions politiques. Mais, le Monde de la Philosophie a cet atout que les autres domaines n’ont pas : même dans le désaccord, c’est le respect qui l’emporte. Et parfois, voire bien souvent, il est plus plaisant de ne pas avoir la même vision que l’autre plutôt que de penser pareil et donc de n’avoir rien à dire.
Je tiens à condamner la définition « républicaine » de Nicolas Sarkozy et je m’oppose farouchement à ses propos lorsqu’il laisse entendre que Jean-Marie Le Pen est un « républicain » parce qu’il se présente aux scrutins démocratiques et ne fait pas de coups d’État. Non Monsieur Sarkozy, « être républicain » ne se résume pas à « avoir le courage d’affronter les électeurs et le suffrage universel », ni à « faire siennes les valeurs de liberté, égalité et fraternité » dans ses discours lors d’une campagne électorale. En effet, être républicain, c’est croire aux valeurs républicaines et les embrasser chaque jour dans sa pratique quotidienne. Mais, je ne rêve pas. Je sais qu’il n’y a aucun candidat à l’élection présidentielle actuelle qui a la notion véritable de ces valeurs. Je dis bien « aucun ».
Parce que je crois qu’il n’y a que la confrontation des idées qui amènent à penser, que la censure empêche la totale possibilité de jugement du citoyen et donc sa pleine responsabilité, que ce qui arrive à Serge Portelli n’est que le fruit d’un anti-démocrate, je soutiens ce dernier et recommande son livre même si je reconnais que je ne l’ai pas lu en entier et je remercie Djamel pour me l’avoir recommandé. L’électeur doit pouvoir juger par lui-même. L’ouvrage Ruptures n’a donc pas à être interdit à la publication.
Les Français doivent-ils avoir peur de leur futur « chef »? par Taïké Eilé
Les dérapages irresponsables de Nicolas Sarkozy par Nicolas Cadène
Ruptures de Serge Portelli sur Betapolitique
Je viens de voir le journal télévisé de 13 heures sur France 2 présenté par Françoise Laborde dans lequel cette dernière nous informe qu’au soir du premier tour de l’élection présidentielle, les résultats pourraient être connus par le Peuple avant même la fermeture du dernier bureau de vote.
Je tiens à dire ici que l’Internet est une chance pour les citoyens et que l’existence des blogs est nécessaire, mais que les règles d’une élection, par souci démocratique, doivent être respectées. C’est pourquoi je m’oppose fermement à toute tentative bloguiste ou journalistique de révéler le résultat de l’élection avant l’annonce officielle de celui-ci!
N’est pas démocrate celui qui viole les règles démocratiques. La légalité morale étant bien plus importante que la légalité législative qui ne peut rien contre le réseau numérique.

