14 posts tagged “ségolène royal”
Être Premier Ministre depuis cinq ans et éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle tant attendue avec un score de moins de 20% et proche des 15 : ça marque certainement un homme. Et ça ne peut certainement pas s’oublier!
Cependant, l’engagement -comme l’engagement politique- ne demande-t-il pas d’être responsable? De faire preuve d’une responsabilité qu’un homme ordinaire n’est pas censé avoir? Un ancien Premier Ministre comme Lionel Jospin est-il excusable lorsqu’il sombre dans l’amertume et les actes de vengeances absurdes à répétition?
Son dernier livre l’aura certainement plongé encore une fois dans une « impasse ». C’est à croire qu’il est malchanceux! Allègre, Bartolone, Lienemann et d’autres se font de l’argent en écrivant un livre contre Ségolène Royal et lorsque lui s’y met aussi, il semble que les livres qui sont faits pour « critiquer pour critiquer » ne soient plus appréciés de la société. En tout cas, de la classe politique. Un peu, ça va. Trop, c’est trop! Comme la télé-réalité, l’attaque littéraire des personnes semble s’être tuée elle-même. Tant mieux! Mais où sont les livres politiques de propositions? Jean-Luc Mélenchon, en bon agrégé de Philosophie qu’il est, a su se livrer à un travail d’analyses exemplaire entre le « communisme d’État » et la « social-démocratie ». Mais ce livre qui n’a pas pour finalité d’attaquer Ségolène Royal déclenche-t-il un emballement médiatique comme l’œuvre médiocre de Jospin?
Pour être condamné, il faut donc déraper. Mais pour intéresser, il faut déraper aussi. Quand au livre parfait, il faudra encore attendre : comme le dit Jean-Luc Mélenchon lui-même, il n’a pas fait un travail d’attaques, mais ce n’est pour cela qu’il faut être d’accord avec la thèse de son ouvrage.
Voir la chronique Au revoir Monsieur Jospin! sur Cent Papiers.
Pauvre France! Pauvre en médailles aux Championnats du Monde d’Athlétisme à Osaka! Un peu plus pauvre encore en grands hommes de l’Histoire vivants depuis les décès de Raymond Barre et Pierre Messmer. A propos de ce dernier, le 19/20 de France 3 aurait pu annoncer sa mort en Une et lui consacrer au moins un reportage plutôt qu’une phrase très courte et difficile à remarquer si le téléspectateur est distrait sur le moment comme ça arrive souvent. Pauvre journalisme de France 3, donc!
Pauvres de nous! Aussi. En effet, l’époque politique actuelle n’est pas à notre avantage. S’il semble désormais passé le temps où un homme politique pouvait changer d’idées comme les sociétés de décennies comme le fît Jacques Chirac tout au long de sa carrière, la communication massive n’a pas arrangé la politique pour autant. Désormais, un fait divers fait une loi. Il est vrai qu’à ce rythme, l’existence de la justice semble à terme impossible et la société tombe dans le désir de vengeance. Alerte donc! Alerte très bien expliquée d’ailleurs par Elisabeth Lévy dans son article Le Président de toutes les victimes pour l’édition de Marianne en kiosque du 1er au 7 Septembre 2007 inclus.
Pauvres PS aussi! Il n’a qu’une obsession désormais : se rénover. C’est-à-dire couper définitivement avec son inspiration actuelle marxiste alors que le Gouvernement Jospin était accusé de « libéralisme ». Souvenons-nous! En 2002, Jean-Pierre Chevènement disait même tout au long de la campagne présidentielle que Chirac et Jospin, c’étaient « bonnet blanc et blanc bonnet ». Accusés de « libéralisme » depuis au moins dix ans, les socialistes français se croient encore inspirés par Marx?
Se rénover, c’est-à-dire être plus en phase avec la société actuelle. Pour cela, François Hollande a déclaré dans son discours à l’université d’été de La Rochelle le week-end dernier que son Parti devait revenir à la réflexion afin de contrer la politique réactionnelle de Nicolas Sarkozy. Mais François Hollande ne sait-il pas que Ségolène Royal a perdu l’élection présidentielle parce que justement elle n’a pas su jouer des faits divers comme l’a habilement fait Nicolas Sarkozy parce qu’il a compris que la société actuelle veut une politique réactionnelle, qu’elle en a marre de la réflexion et qu’elle veut l’action? « L’action », c’était d’ailleurs « le seul mot à la bouche » de Dominique de Villepin : « Moi, ma priorité, c’est l’action ». Le problème, c’est que pour agir, il faut réfléchir. Entre vérité et contradiction, le PS donc.
Finalement, tant mieux parce que la politique en France est devenue un show comme aux Etats-Unis! Mais pour notre plus grand malheur!
Voir la chronique Pauvre France!
Quelques strauss-kahniens étaient venus sur Cent Papiers qualifier ma chronique La Faute à DSK, publiée le 19 Juin dernier, de « ségolâtre ». Pourtant, dans cette chronique, je ne prenais pas la défense de Ségolène Royal, mais je tenais à dire (à rappeler?) que la politique, c’est d’abord des idées, des concepts. Et qu’au plus Dominique Strauss-Kahn glissait à Droite (il n’est plus un homme de Gauche depuis longtemps), au plus il enfonçait le Parti Socialiste français. Pour une bonne et simple raison, c’est qu’il vaut mieux l’original à la copie. Par sa présence, DSK a donc brouiller les frontières entre le programme de François Bayrou et celui de la candidate socialiste. Programme composé par le PS lui-même et non la candidate. « […] De plus, une copie ne vaut jamais l’original. C’est pourquoi au plus Dominique Strauss-Kahn se rend populaire auprès de certains, au plus il handicape fortement son soi-disant camp. »
Dans ma chronique, j’écrivais aussi que l’attitude de Dominique Strauss-Kahn de vouloir copier l’adversaire pour lui prendre la place ne relevait pas de l’engagement politique et que parce qu’une démocratie n’existe que s’il y a débat, il est nécessaire d’avoir deux conceptions différentes de la société : « […] La politique d’un Pays a besoin de deux visions distinctes et différentes de la société. Il faut donc une Droite et une Gauche avec deux Partis centraux de la Droite et de la Gauche. Ainsi, le Parti Socialiste n’a pas à être un faux Parti de Droite pour gagner quand les idées de Droite sont à la mode, mais de personnalités de Gauche qui prouvent que le plus juste est de voter pour elles et non pour l’adversaire. […] ».
Aujourd’hui, Cent Papiers publie ma chronique Ségo la menteuse! qui fait suite aux propos de Ségolène Royal sur le SMIC à 1500 euros et la généralisations des 35 heures. Dans cette chronique, je m’étonne que l’ex-candidate à l’élection présidentielle donne aussi facilement raison à ses adversaires. Il est clair qu’aujourd’hui la crédibilité de sa candidature 2012 est profondément remise en question, mais qu’aucun remplaçant ne peut déjà être envisagé : « […] Ségolène Royal a perdu toute crédibilité. Pour l’opposition (ndlr : le PS), la victoire de 2012 s’éloigne et Ségolène Royal reste malgré tout plus crédible que les éléphants. Paradoxe ? […] ».
Il faudrait que les politiques -dont en particulier Ségolène Royal- comprennent que la politique, c’est d’abord croire en des idées et que ces dernières sont atemporelles. Platon a d’ailleurs fait un travail remarquable là-dessus. Hélas, la gazelle lui préfère Bayrou! Ce n’est vraiment pas de cette façon que la Gauche va bien se refonder et que ce Pays ira mieux!
Quand aux strauss-kahniens qui traitaient hier ma chronique de « ségolâtre », ils ne pourront pas cette fois me qualifier de « ségoléniste ». Je tiens à mon indépendance et ai compris depuis bien longtemps qu’il ne fallait faire confiance en personne. C’est pourquoi je vote toujours après réflexion et jamais par adhésion.
Parce que je pensais qu’elles étaient rhétoriques, je n’avais pas répondu aux questions du commentaire d’Anissa Berkani-Rohmer sur la victoire de Nicolas Sarkozy et Hannah Arendt, Simone de Beauvoir, les déclarations des droits de l’Homme ainsi que le Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. Parce que je me suis aperçu (après rappel) avant-hier qu’il s’agissait de véritables questions, je me dois aujourd’hui d’y répondre.
Nicolas Sarkozy et les Philosophies de Hannah Arendt et de Simone de Beauvoir
Le discours politique de Nicolas Sarkozy est à l’opposé des Philosophies développées par Hannah Arendt et Simone de Beauvoir. La première, inspirée de Nietzsche, rejette la « moraline » alors que tous les discours du candidat de l’UMP tout au long de cette campagne furent axés sur le nécessaire retour à cette « morale » coupée de tout humanisme. Humanisme revendiqué, par exemple, en 1968. Période violemment rejetée par le nouveau Président.
La seconde, inscrite dans l’Existentialisme, était allée plus loin qu’Aristote en passant de la condition humaine et sociale (« on ne naît pas Homme, on le devient ») à la condition féminine dans Le Deuxième Sexe : « On ne naît pas femme, on le devient ». Pensée contraire au concept de Droite et pensée opposée à celle de Nicolas Sarkozy pour qui la pédophilie est de source génétique. Pensée reprise d’ailleurs par le Philosophe Luc Ferry pour qui : « on ne choisit pas d’être hétérosexuel ».
La politique de Nicolas Sarkozy et les déclarations des droits de l’Homme
Il n’est pas exagéré de remarquer que la pensée politique de Nicolas Sarkozy ne respecte pas les différentes déclarations des droits de l’Homme. A commencer par la première et son article premier : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Par conséquent, un citoyen égale une voix. Et c’est la chose publique qui relie les individus de la société. Autrement dit, c’est la république qui assure le lien social. C’est pourquoi la république est sociale ou n’est pas. Ce premier article engendre légitimement la nécessité de démocratie dont Hannah Arendt est une grande partisane. Dans la république démocratique, les citoyens élisent leurs représentants. Certains parlent alors de démocratie représentative. Mais il s’agit toujours de démocratie et non d’aristocratie. Le pouvoir est confié à des individus. Contrairement à l’aristocratie, il n’est pas occupé par certains : les forts. En république démocratique, il n’y a pas de forts et de faibles, mais une égalité des chances et un respect mutuel. Dans le discours sarkozyen, « les forts doivent tendre la main aux faibles ». C’est la chose privée qui régie la majorité publique. Hannah Arendt et Simone de Beauvoir, femme engagée à Gauche, se seraient certainement indignées du discours sarkozyste qui est plus aristocratique que républicain. Malgré cela et malgré la dénonciation de la dictature du capital par certains, la République ne pourra pas être supprimée. A cause de l’Histoire, le retour aux totalitarismes et à l’aristocratie n’est plus possible. Bien qu’aujourd’hui complètement dépolitisé, le citoyen ne pourra jamais accepter de ne plus avoir le droit de s’exprimer en politique. Nicolas Sarkozy, si ce n’est déjà fait, ne pourra mener une politique aristocratique qu’au niveau du concept. Dans les esprits et dans les actes, nous verrons certainement se dessiner des réformes d’inspiration aristocratique. Mais, notre régime restera malgré tout démocratique.
A noter aussi qu’Hugo Chavez n’est qu’une marionnette et que toute dénonciation de ses actes, comme la fermeture d’une chaîne de télévision, ne sont qu’instrumentalisation politique pour dénoncer la Gauche occidentale alors que celle-ci n’a rien de stalinienne. Le paradoxe, c’est que si le Président Sarkozy fermait une chaîne de télévision, de radio ou un site Internet, il serait tout de suite suivi par les sondages.
Le Ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale
Je l’ai déjà dit. Le ministère de l’Immigration n’est qu’une façon de servir les pensées lepéniennes au lieu de les combattre. C’est prendre « l’étranger » comme bouc émissaire au lieu d’évoquer les véritables problèmes. Par exemple, Nicolas Sarkozy avait plus intérêt à placer Ségolène Royal du côté des casseurs de la Gare du Nord plutôt que de reconnaître que durant son passage au Ministère de l’Intérieur, la France est passée d’un sentiment d’insécurité à une société de violence. Pourquoi? Parce que ses méthodes sont anti-sociales. C’est par la pédagogie/l’éducation que l’individu adopte les valeurs républicaines et non par la répression.
Je me souviens avoir qualifié l’expression « identité nationale » d’absurde. Pourquoi? Parce qu’il est possible de parler de nation(notion de Gauche d’ailleurs et non de Droite), mais qu’il est impossible de faire un Ministère de l’Identité nationale. L’identité d’un Peuple relève de son Histoire, mais ne peut être un texte de lois. J’écrivais récemment « La France des Lumières, c’est-à-dire la mienne ». Mais, je ne peux en faire une loi. Pourquoi? Parce que ce serait chasser ceux qui ne sont pas d’accord avec moi. Or, ce sont les idées qu’il faut combattre et non les Hommes. Eux, il faut les respecter. Avec un Ministère de l’Identité nationale, une seule attitude n’est possible : « La France, on l’aime ou on la quitte ». Mais si tous les Pays créaient de tels ministères, il faudrait aller vivre sur une autre planète. Chacun est unique et différent. Il n’est pas possible d’être en accord parfait avec tous.
Il y a quelques temps sur LCPAN/Public Sénat, dans Ma première campagne, une fille s’interrogeait : « C’est quoi l’identité nationale? Si c’est manger du saucisson… ». Elle m’a rassuré! Si c’était manger du chocolat, je serai mal barré! Mon estomac ne le supporte pas!
Le débat Ferry/Julliard animé par Jean-François Rabilloud le 4 Mai 2007 obligeait le Philosophe et l’éditorialiste à ne pas s’exprimer sur l’élection présidentielle qui se terminait le lendemain de la rediffusion habituelle. C’est pourquoi la première partie, qui s’intitulait « Jésus-Christ : La vie de Jésus par Benoît XVI », portait sur le livre du Pape qui sort le 24 Mai prochain. Partie dans laquelle Jacques Julliard précise que le Pape se place en théologien et qu’il est le premier souverain pontife à se livrer à cet exercice. L’historien ajoute aussi que ce livre est la réponse de l’Église au Da Vinci Code. Pour Luc Ferry, Benoît XVI pose un problème nouveau : celui de l’exégèse qu’avait déjà tenté Richard Simon et Ernest Renan respectivement aux dix-septième et dix-neuvième siècles. Et si, selon le Philosophe, le Pape accepte les théories scientifiques, il renvoie dos-à-dos le capitalisme et le socialisme, fruit d’un Monde matérialiste et donc athée. Jacques Julliard remarque, lui, que Jésus ne s’appelait pas « fils de Dieu », mais « fils de l’Homme » ou « Je suis ».
La seconde partie intitulée « Islam et laïcité : Crise présidentielle en Turquie » m’a paru bien plus intéressante parce qu’à l’heure où la France se choisit un Président communautariste et obsédé par la question de l’immigration, le Peuple Turc, lui, descend dans la rue pour manifester en faveur de la laïcité qui est le respect de tous et de chacun. D’une frontière à l’autre de l’Europe, il y a un Peuple qui vote massivement et majoritairement pour le rempli sur soi, pour l’idéologie de l’individualisme tandis que de l’autre côté, il y a des millions de gens qui descendent dans la rue pour défendre comme ils peuvent ce qui est peut-être la première condition d’une république démocratique : la laïcité.
Si Jacques Julliard craint un nouveau coup d’État de la part de l’armée kémaliste, Luc Ferry est convaincu, lui, que le modèle du « Parti musulman démocrate » que veulent les politiciens Turcs est la CDU allemande et que c’est pour cela que la Turquie doit intégrer l’Europe. Mais, l’Union européenne n’est-elle pas morte avec l’élection de Nicolas Sarkozy? Quand nous assistons à la réjouissance de la Commission européenne de voir triompher celui qui ne veut pas construire l’Europe avec les Européens, mais avec ceux qui ne représentent que les Parlements mal élus des Pays, peut-être est-il temps de se tourner vers la construction des nations eurasiennes parce que le continent est l’Eurasie et non l’Europe et qu’une société des nations se construit avec les nations et non contre celles-ci!
Luc Ferry et Jacques Julliard ont refermé ce débat en recommandant les livres Le Ressentiment de l’Histoire de Marc Ferro et Notre existence a-t-elle un sens? de Jean Stone. Pour ma part, je recommande de s’intéresser à Mustapha Kemal Atatürk, qui est, selon moi, le de Gaulle Turc.
Le débat du 11 Mai dernier portait, lui, sur l’élection présidentielle qui est désormais du passé. Débat dans lequel Luc Ferry et Jacques Julliard ont pu réitérer leur pleine confiance envers leurs candidats respectifs.
Droite : Victoire totale : Les difficultés commencent
Si pour Jacques Julliard, à qui la parole était de nouveau donnée en premier, Nicolas Sarkozy a fait une « très bonne campagne », Luc Ferry l’a jugée, lui, « formidable ».
Toujours selon Jacques Julliard, les artistes présents aux meetings de Nicolas Sarkozy ont donné « un côté populisme/populaire » tandis que Luc Ferry a estimait que Marianne était « descendue au bas du caniveau » avec un Jean-François Kahn, qui selon le Philosophe, signe ses articles sous des pseudonymes pour régler ses comptes.
Ces deux remarques respectives attirent mon attention parce qu’en effet, il est surprenant de voir tant d’artistes, qui sont censés représenter l’union d’un Peuple, soutenir aussi ouvertement le candidat de la Droite la plus dure que la France n’ait jamais connue. Et pour Marianne, je dois avouer que les affirmations de Luc Ferry me surprennent et me choquent même si ces accusations ne changent en rien le contenu véridique du journal cité. Et quand Luc Ferry précise que Nicolas Sarkozy lui a assuré penser tout ce qu’il dit (même à 90%), je ne peux que ressentir de la honte parce que comment peut-on penser, quand on est le Président de la Terre des Lumières que c’est la loi du plus fort qu’il faut admirer et légaliser?
Enfin, Jacques Julliard a souligné que « le programme philosophique de Nicolas Sarkozy est contradictoire », ne serait-ce que sur la nation. En effet, est-il pour la nation unifiée (Max Gallo) ou pour le communautarisme?
Luc Ferry, lui, n’est « pas trop inquiet » de reconnaître comme l’a remarqué Jacques Julliard que « Nicolas Sarkozy est minoritaire dans toutes les catégories de la population sauf chez les plus de 65 ans » puisque, selon le Philosophe, « le propre de la jeunesse est d’évoluer ». Affirmation à laquelle je répondrai qu’il est possible de parler d’évolution et de progressisme quand l’intention se rapproche du respect de la dignité humaine et non vers l’amour de l’individualisme, qui n’est que le mépris d’autrui et donc le non-respect de la vie en société.
Désarrois à Gauche : L’impératif de la rénovation
Selon Luc Ferry, la Gauche a un « problème d’idées et de personnes » et ce depuis 1905. Et si « DSK et Fabius ont été battus par Royal », cette dernière a été « largement battue par Sarkozy ». C’est pourquoi la Gauche aurait « plus que jamais besoin d’un Parti social-démocrate ». Bien sûr, la thèse de Luc Ferry est complètement erronée puisque d’abord la social-démocratie ne marche pas comme nous pouvons le constater dans les Pays qui ont la malchance de l’essayer actuellement et ensuite parce qu’un Parti Social-démocrate ne serait plus un Parti de Gauche, mais un mouvement vers la Droite. Ce serait donc la disparition de la Gauche en France et c’est ce dont rêvent tous les adversaires des valeurs universelles.
Jacques Julliard fait le constat, lui, que « cette troisième défaite va accélérer le phénomène » de rénovation et que Ségolène Royal a fait « turbuler le PS, comme dirait Chevènement » même si à 20 heures 05, il n’y avait plus de Parti, mais « une écurie présidentielle ». Seulement, peut-on parler de « défaite » alors que personne ne s’attendait à la victoire et que l’élection de Nicolas Sarkozy n’est pas une victoire, mais une confirmation de ce qui était annoncée depuis des mois?
Enfin, lorsque Luc Ferry précise qu’il a « voté Bayrou en 2002 » parce qu’il est « européen et libéral », Jacques Julliard estime la tentative du centriste « sympathique » et juge que même « si la vocation de la France est de rejoindre le régime bipartiste, l’existence d’un petit Centre est bon pour la démocratie ». N’est-ce pas un aveu là de la part de l’historien que la véritable démocratie passe par le pluralisme?
Les Coups de cœur
- L’Ours de Michel Pastoureau
- Notre existence a-t-elle un sens?de Dominique Laplane et Jean Staune
- Manuel de survie de la femme moderne de Frigide Barjot et Basile de Koch
En regardant le débat Ferry/Julliard ce matin sur LCI, je me suis étonné que dans les sous-titres informatifs, la chaîne indiquait que le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy, déjeunait avec le Premier Ministre à Matignon. Le souci de l’égalité n’impose-t-il pas aux chaînes d’évoquer aussi l’autre quand elles parlent de l’un? Alors pourquoi ne pas avoir glissé une phrase sur Ségolène Royal même pour informer qu’elle s’est levée plus tôt ou qu’elle dort encore? Et pourquoi parler d’un candidat après la fin de la campagne officielle alors que c’est strictement interdit?
Cet après-midi, en me rendant sur l’Internet, j’apprends que Patrick Mennucci s’est fait prendre en flagrant délit en pleine distribution de tracs ce matin. Il sera jugé et c’est logique. En revanche, LCI aura-t-elle une sanction? Et si non pourquoi? Pour deux fautifs, y a-t-il deux justices?
Patrick Mennucci dément avoir été surpris distribuant des tracts
Dans quelle démocratie vivons-nous? Certains se plaignent de la démocratie d’opinion, mais n’est-ce pas « la démocratie illusion » qui sévit en France?
Quand Nicolas Sarkozy parle de Ministère d’immigration et d’identité nationale, ses adversaires politiques crient comme des sauvages. Mais, comment contredire l’adversaire s’il n’a pas le droit de parler?
Quand les « anti-Sarkozy » dénoncent la haine de cet homme, que ce soit dans sa personne ou dans sa pensée politique, même les politologues de Gauche y voient une exagération. Pourtant, un politicien qui reprend les idées d’Extrême-Droite n’est-il pas lui-même d’Extrême-Droite? Est-ce alors l’illusion qui définit l’Homme? Je ne le crois pas. Et je crois surtout que tous ceux qui se font sur ce plan l’avocat de Nicolas Sarkozy se trompent parce que ce n’est pas en se mentant à soi-même que la vérité est connue. Pour comprendre l’effet, il faut connaître la ou les causes. Et parler de « haine », « d’immoralité » ou de « mensonge » de la part d’un candidat comme l’a fait Ségolène Royal lors du débat avant-hier soir à propos de son adversaire, ce n’est pas l’insulter, mais décrire ce que l’on pense. Le véritable respect n’est pas celui qui ménage la conscience d’autrui, mais celui qui ne cache pas la vérité.
Dans son discours à Bercy, Nicolas Sarkozy annonce qu’il « reformatera » les Français s’il est élu Président. Je crois que nous sommes déjà formatés parce que nous réagissons non pas comme des veaux, mais carrément comme du bétail. Il n’y a qu’à analyser les sondages. C’est une pensée primitive qui en ressort.
Enfin, une dernière analyse. Désormais, tout le monde parle de la brutalité de Ségolène Royal et du calme de Nicolas Sarkozy. Mais qui a assisté à ce débat? Pour ma part, je n’ai pas vu une excitée, mais une femme de caractère. Je n’ai pas vu un homme calme, mais un acteur maîtrisant tellement son rôle de doux qu’au final son jeu était trop visible et donc sur-joué. La véritable nature des candidats était bien présente ce soir-là. Qui ne serait pas lui-même? Seulement, il ne faut pas confondre l’action et l’intention. (Revoir par exemple Kant et les impératifs) Tout est dans l’intention et c’est celle-ci qui est en partie malhonnête. Pourquoi « en partie »? Parce qu’il est également malhonnête de répondre comme l’a toujours fait Nicolas Sarkozy qu’il ne faut pas crier alors que nous savons bien qu’un débat n’est pas intéressant par sa forme, mais pour son fond. Ainsi donc, le candidat de l’UMP aurait dû démontrer qu’il n’était pas un menteur ou un être immoral. Difficile pour un ancien Ministre de se livrer à cet exercice à ce moment-là alors que quelques minutes plus tôt, il affirmait avoir vendu un EPR de quatrième génération à la Finlande, c’est-à-dire quelque chose qui n’existe pas. Quelle bourde! Ou quel sans-gêne?
Il en est donc ainsi : l’Élysée accueillera prochainement soit la personne la plus boycottée, soit la personne la moins honnête. Mais dans cette phrase, qui est qui? Tout dépend du côté duquel on se place : celui de la vérité ou celui de la pensée unique. Cette dernière, tellement à la mode! Mais, ce n’est pas d’aujourd’hui. Si aujourd’hui, ce sont les journalistes qui sont censurés, autrefois, c’étaient les Philosophes : voir entre autre le film Ridicule de Patrice Leconte. Ou alors les scientifiques : voir aussi le téléfilm Galilée ou l’amour de Dieu de Jean-Daniel Verhaeghe. Au final, les hommes de pouvoir aiment le formatage de l’esprit et le Peuple aussi. Seulement, formater autrui parce qu’il nous dérange, c’est devoir se formater soi-même et c’est pourquoi le formatage total est une illusion. Ce désir malsain et injuste (parce que limiter la pensée, c’est interdire de penser tout court) précède toujours une révolution. Qu’elle soit à l’échelle de 1789 ou de Mai 68. Mais, après la révolte vient toujours le désir de soumission, qui précède la révolte. Nous sommes exactement dans cette période. Génétiquement définis ou non.
Dans l’émission Ce soir ou jamais du 24 Avril dernier, Luc Ferry, qui se définit toujours comme un « républicain de Droite », estimait que pour relancer la croissance, la France a besoin de vivre un moment de « libéralisme ». Mais, qu’est-ce que le libéralisme? Selon le Philosophe, « libéralisme » et « libéralisme économique » sont liés. Pourtant, au regard de l’Histoire, il ne s’agit absolument pas de la même chose. Et je dois reconnaître que pour ma part, je crois que le « libéralisme » est la dérive du désir de liberté comme le « communisme » est la dérive de la politique de l’intérêt général et le « socialisme », la dérive de la politique de la nécessité de justice sociale qu’impose la République et la démocratie. Quand à l’humanisme, je l’estime également comme dérive des sentiments humains. Je n’expliquerai pas dans cette note pourquoi, tout simplement parce que ce n’est pas le sujet. Mais, j’y reviendrai plus tard parce que c’est effectivement très intéressant. Ainsi donc, Sartre, qui est l’auteur de L’Existentialisme est un humanisme m’estimerait « chien » puisque selon lui, sont des chiens tous ceux qui ne sont pas communistes. Il faut bien reconnaître que la situation politique actuelle est bien loin de celle de Sartre où les gens ressentaient parfois comme une frustration de ne pas se sentir communistes.
Contrairement à ce qu’affirme Luc Ferry et contrairement à ce qui pourrait être pensé aujourd’hui à cause de la tournure économique actuelle de la notion, le libéralisme n’est pas une notion de Droite, mais de Gauche. Les premiers libéraux étaient donc les Lumières. Ces dernières étaient bien sûr des hommes de leur temps et c’est pourquoi certains aspirent à les classer à Droite. Seulement, un tel classement ne fait qu’oublier qu’avant d’être des individus, ce qui est à retenir des Lumières, ce sont avant tout des idées, des concepts. Et ces derniers ne peuvent être que de Gauche. Parce qu’elles vivaient dans un régime monarchique, les Lumières demandaient plus de liberté. C’est le premier courant libéral composé donc de libéraux. C’est le libéralisme. Mais, aujourd’hui que nous vivons dans un régime démocratique, il n’est plus possible de parler de « libéralisme » puisque les revendications des libéraux sont désormais acquises. En effet, il n’est pas possible de réclamer ce qui est déjà. Le Monde est donc différent. C’est pourquoi le terme de « libéraux » devrait être aujourd’hui remplacé par celui de « libéralistes ». Alors, qu’est-ce que ce libéralisme?
Luc Ferry, comme je l’ai déjà souvent rapporté dans ce blog, ne dissocie pas le libéralisme du libéralisme économique. Ce dernier semble être l’absence de règles dans le fonctionnement de l’économie. Le « libéralisme civique » de Luc Ferry serait donc en réalité une demande, un besoin d’anarchisme. C’est-à-dire l’absence de règles étatiques dans le privé. C’est en réalité une démarche vers l’individualisme. Le confort du particulier prime sur le bonheur de la société. C’est une rupture avec la Révolution française dont le concept était très bien résumé par les célèbres mots de Saint-Just : « Le bonheur est une idée nouvelle en Europe » qui signifiait que ce dernier ne peut être atteint qu’en société et non individuellement. Le libéralisme de Luc Ferry est donc une demande d’anarchisme. Littéralement : absence de pouvoir. Et si le Philosophe le lie au « libéralisme économique », c’est parce que ce dernier est également de l’anarchisme puisqu’il s’agit là aussi d’absence de lois dans la régulation du marché. J’estime donc que le « libéralisme économique » porte mal son nom. Nous devrions dire : « l’anarchisme économique ». C’est une avancée vers l’individualisme, mais une régression puisque celui-ci n’est que la doctrine du repli sur soi et n’engendre que l’illégalité. C’est la loi du plus fort, l’égoïsme à l’état pur… Uniquement des conceptions qui nous éloignent du respect de la dignité humaine. C’est le modèle de l’argent pour l’argent que je conteste puisque je ne considère pas l’argent comme une fin, mais comme un moyen. Pour que l’Homme survive, il faut l’existence d’une société et cette dernière n’est possible qu’avec la mise en place d’une justice sociale. C’est pourquoi je m’oppose à Luc Ferry qui estime nécessaire une dose de libéralisme (c’est-à-dire de l’anarchisme financier) pour relancer la croissance. Je ne crois pas que l’argent attire le bénéfice, mais le vice. C’est pourquoi il doit rester un moyen. De plus, je ne suis pas favorable au bien par le mal. Le mal pour un bien est une absurdité. Et une très grande naïveté pour les plus humanistes. Nous n’avons pas le droit de sacrifier ne serait-ce qu’un seul de nos concitoyens pour arriver à nos fins. Et comme je l’ai dit, l’argent n’engendre pas le bénéfice, c’est-à-dire qu’il ne faut pas compter sur les machines pour nous en sortir, mais uniquement sur nous-mêmes. C’est pourquoi la croissance est une question de volonté et que je lis avec joie l’appel des économistes en faveur de Ségolène Royal, texte dans lequel je reconnais ma pensée économique : l’argent comme moyen et non comme fin. L’Homme comme seul acteur de sa vie, comme unique maître de son destin. Il n’y a que par nous-mêmes que nous nous en sortirons. Notre vie ne dépend que de nous et nous n’avons pas d’excuses. C’est pourquoi les « libéralistes », les « anarchistes financiers » ne sont en réalité que des défaitistes. Ce sont ceux qui ne croient plus au bonheur, mais qui vivent sous l’empreinte de l’écrasement de la raison.
Il ne serait pas faux de dire que l’unique week-end de l’entre deux tours de cette présidentielle fût un week-end de débats. Il y eut tout d’abord Vendredi matin sur LCI le débat Ferry/Julliard animé par Jean-François Rabilloud, le soir la rencontre entre les prétendants Démocrates pour les Etats-Unis, Samedi matin le dialogue entre Ségolène Royal et François Bayrou, puis à 19 heures un affrontement entre Arnaud Montebourg et Xavier Bertrand Chez F.O.G et enfin, pour Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, une confrontation entre François Hollande et Alain Juppé.
Je dois bien reconnaître que contrairement à ce qui était attendu, le débat entre Luc Ferry et Jacques Julliard fût terriblement ennuyeux même s’il y eût un petit changement puisque cette fois la parole fût d’abord donnée à l’éditorialiste du Nouvel Observateur qui en a d’ailleurs profité pour jeter une énième couche habituelle de rancune envers ceux qui ont rejeté la Constitution européenne le 29 Mai 2005, une manière de contempler le passé et de ne pas aller de l’avant. Le véritable problème ne viendrait-il pas plutôt des vaincus de ce mois de Printemps 2005 qui sont restés au pouvoir alors qu’une majorité écrasante de la population avait clairement exprimé le souhait d’une autre politique? Julliard le démocrate devrait peut-être se rendre à l’évidence et restreindre son activité à sa chronique pour le journal de Gauche (mais laquelle?) afin de laisser un nouveau paysage télévisuel se dessiner. Un paysage reflet de la population actuelle.
Toujours dans cette première partie intitulée « Présidentielle : Les leçons du premier tour », Luc Ferry s’est dit, lui, « très heureux du nouveau paysage politique qui se dessine ». Pourtant comment se réjouir que dans le nouveau paysage politique français émerge un présidentiable qui reprend les idées de la haine au lieu de les combattre? Comment Jacques Julliard peut-il croire que « les Extrêmes s’effondrent pendant que le Centre monte » alors que les idées extrémistes n’ont jamais été autant présentes dans le programme d’un candidat dit républicain et capitales pour être présidentiable?
Comment Jacques Julliard peut-il affirmer que les trois grands sont ceux qui avaient une posture européenne alors que Ségolène Royal est la synthèse du oui et du non, que sa principale influence est Jean-Pierre Chevènement, ce qui fait d’ailleurs grincé quelques dents comme celles de Jacques Delors, délaissé jusqu’au 23 Avril dernier? Alors que sur la banque centrale européenne Nicolas Sarkozy retourne sa veste comme il change de chemises et François Bayrou a abandonné sa posture de fédéraliste européen suite aux résultats français et néerlandais?
Luc Ferry, toujours content, juge qu’il est « une bonne chose » que la Droite ose enfin paraître ce qu’elle est (alors que Sarkozy s’en remet toujours à Jaurès et à Blum). N’oublions pas qu’il est un "républicain de Droite". C’est-à-dire un corbeau blanc. En revanche, il ne sourit plus sur la diabolisation de Nicolas Sarkozy qu’il trouve « indigne ». Cependant, la haine que le candidat de l’UMP porte en lui n’est-elle pas l’illustration parfaite de sa Pensée politique? Il ne faut pas oublier que tout est lié.
Si le Philosophe demande à ce que soit accepté un « projet libéraliste », Jacques Julliard remarque que l’effondrement du PCF n’émeut ni les médias, ni la jeunesse, mais oublie que Besancenot, dont il estime que le programme est « une véritable guerre civile », perce malgré tout et devient la référence sûre du communisme. Comme le rappelle Luc Ferry, l’Extrême-Gauche totalise autant de voix que Le Pen.
Si dans la première partie, il jugeait que la non-qualification de Bayrou est « une bonne chose », dans la seconde partie intitulée « Présidentielle : Bayrou peut-il faire perdre Sarkozy? », le Philosophe estime que le succès de Bayrou est « personnel et non politique » puisqu’il a recueilli uniquement « des votes protestataires ». Et s’il estime toujours qu’il n’y a pas de « philosophie politique du Centre », Luc Ferry reconnaît que les électeurs de l’UDF sont de Droite et représentent huit pour cents à peu près du score du leader centriste et que le reste est composé des déçus de Ségolène Royal. C’est pourquoi, contrairement à ce qu’affirme l’auteur de Apprendre à vivre, François Bayrou peut faire perdre Nicolas Sarkozy comme le pense Jacques Julliard qui préfère attendre le 6 Mai pour être fixé et les législatives pour savoir ce que représente les presque dix-neuf pour cent du Béarnais. Et si comme l’ancien Ministre, Jacques Julliard estime que « le Centre n’existe pas et que « c’est la personnalité qui a gagné » en dénonçant les médias, l’éditorialiste du journal de Jean Daniel se demande si un vrai petit Centre ne va pas naître du faux Centre actuel.
Jean-François Rabilloud, lui, a préféré se pencher dans le livre de Gérard Gachet intitulé La France sans complexe, ouvrage qui revient sur cette élection présidentielle en cours.
C’est ce matin sur France-Info que j’ai appris la création d’un blog qui a pour finalité de démontrer les points communs entre l’UDF et l’UMP, c’est-à-dire entre le Centre et le programme de Nicolas Sarkozy, afin de convaincre les électeurs de François Bayrou de se reporter sur le candidat de la Droite au second tour. Malheureusement, tout commence mal pour ce blog puisque dans sa contribution, Luc Ferry s’interroge sur l’existence du Centre en France. Et ceux qui le suivent chaque semaine sur LCI savent bien que l’ancien Ministre de l’Éducation nationale répond toujours par « non » à cette question. Alors pourquoi une contribution contre le Centre sur un blog qui prétend démontrer l’importance de ce dernier dans le programme du candidat choisi?
Les journalistes de la radio relataient que le Philosophe s’était penché sur une question philosophique qui pourrait bien être au Bac cette année. Si je pense que pour croire qu’une telle question serait posée au Baccalauréat, il ne faut pas connaître le programme de Terminale qui ne contient pas les notions de Droite et de Gauche, je pensais aussi que l’ancien Professeur avait rédigé un texte bien développé. Malheureusement, je n’ai trouvé qu’une déclaration de 10 lignes en comptant la signature et le « C.V ». Un texte que n’importe qui aurait pu écrire. Alors pourquoi être Philosophe, si c’est pour réfléchir comme n’importe qui? Je m’attendais à bien mieux.
Je sais que je suis réputé pour ne pas savoir finir quand je commence. Alors, je vais tenter de m’arrêter là. Mais, je suis obligé d’écrire ma dernière remarque sur ce blog.
Finalement, ce site est dans l’erreur parce que les électeurs de François Bayrou ne sont pas de Droite. S’ils ont voté pour ce dernier, c’est parce que comme le leader de l’UDF, ils croyaient au « ni Droite, ni Gauche » que ce dernier leur proposait. Comme l’a très bien dit Didier Eribon dans l’émission Ce soir ou jamais, certains ont choisi Bayrou alors qu’ils sont « Bové/Royal » dans la vie. Et de plus, le candidat du futur Parti Démocrate a plus souvent cité Jacques Delors et Michel Rocard que Valéry Giscard d’Estaing ou Raymond Barre. Par conséquent, démontrer les idées proches entre le Centre et Sarkozy, c’est inciter à ne pas voter Sarkozy. Mais, c’est aussi un moyen de faire fuir les électeurs de Bayrou de ce dernier. Et c’est peut-être et sûrement l’intention principale de ce site si Nicolas Sarkozy veut que ce soit lui le vrai chef de l’opposition et non le Parti Démocrate.
Enfin, contrairement aux élus UDF qui tiennent plus à leur circonscription qu’à l’intérêt général, une peut-être future députée, Quitterie Delmas, votera pour Ségolène Royal et c’est une sage décision républicaine : ce qui montre aussi qu’il n’y a pas tant de points communs entre Sarkozy et le Centre. C’est donc un blog centré sur l’absurde.

