153 posts tagged “richard patrosso”
Après sept mois entiers passés sur Vox, il est temps pour moi de choisir un autre hébergeur pour continuer mon blog principal. Un hébergeur en phase avec la blogosphère actuelle et qui réponde aux exigences des blogueurs d’aujourd’hui. Vox est en construction et je le regrette profondément même si je dois reconnaître que l’aventure me séduit. Par respect pour ceux qui me sont fidèles sans être voxeurs (j’ai découvert qu’ils étaient nombreux!), je me dois de ne plus prendre part à cette construction et laisser de côté mon âme aventurière. C’est ainsi que je lance aujourd’hui le nouveau Blog de Richard Patrosso : un blog qui traitera de tout sans tabou! Tous les sujets seront abordés. Je continuerai bien sûr d’y annoncer mes chroniques (APEM, Cent Papiers) et mes articles (AgoraVox, SportVox). Mon objectif reste le même : porter un regard philosophique sur tout. Pour cela, je traiterai principalement de l’actualité. Je veux que la Philosophie redevienne ce qu’elle est : une réflexion simple qui permet à l’individu d’être indépendant.
C’est au moment où je crée un nouveau blog que je m’aperçois que je me sens de plus en plus blogueur alors que je n’ai jamais eu l’intention de le devenir même si j’ai toujours pensé qu’une personne publique devait avoir un site officiel.
C’est au moment où je dois cesser d’héberger mon site principal sur Vox que je me sens pleinement « voxeur » et fier de l’être. D’ailleurs, mon blog Vox ne sera pas supprimé et je continuerai à lire régulièrement les blogs de ma communauté. Mieux, je prendrai même le temps de venir les commenter en voxeur régulièrement.
Tous les voxeurs qui apprécient mon blog Vox peuvent dès aujourd’hui s’abonner au fil RSS de mon nouveau blog.
Pour finir, je confierai que j’aime beaucoup l’URL « richardpatrosso.vox ». Elle pourrait être traduite par « la voix de Richard Patrosso ». Le paradoxe, c’est que je dois archiver cette URL pour continuer à parler.
A très vite sur http://richardpatrosso.hautetfort.com/ !
Je reviens de vacances et ouvre à l’instant un mail envoyé par Cent Papiers qui m’indique que le journal citoyen québécois s’ouvre à la publicité et envisage dès le premier Septembre prochain de rémunérer certains de ses rédacteurs.
Je n’ai rien contre le fait qu’un journal citoyen soit financé par la publicité. Je crois avoir démontré au cours du mois de Juillet bien connaître le milieu sportif. Et c’est parce que je connais bien ce milieu que je sais qu’il est impossible de faire quoique ce soit sans sponsor, sans financement.
Je pars du principe que si une entreprise veut se faire de la publicité, elle doit payer le journal, la chaîne ou autres, mais ne doit rien demander en retour. Je sais qu’actuellement (et depuis toujours?), c’est -hélas!- l’inverse qui se produit.
Je juge donc intéressant qu’un journal citoyen comme Cent Papiers ou AgoraVox soit bien financé. En revanche, si je ne participe pas à Come4News, c’est parce qu’il ne s’intéresse pas à l’information du vrai, mais à se faire du fric sur le dos des autres. Je considère le journaliste citoyen comme précieux et non comme chien ou cobaye.
J’ai découvert le journalisme citoyen le 9 Décembre dernier et depuis je ne cesse de m’interroger, de réfléchir sur cette notion, ce concept, cette pratique. L’un de mes textes consacrés à ce sujet a même été repris dans le premier livre du journalisme citoyen.
J’en ai déduit que le journalisme citoyen était un engagement citoyen et donc à la fois volontaire et bénévole. Et que demander une rémunération en contrepartie serait voler la place des journalistes professionnels.
J’en ai également conclu qu’il ne fallait pas traiter tous les sujets, mais seulement notre spécialité. C’est ainsi que je n’écrirai jamais un article consacré à la finance pure, mais que je mettrai toujours une dose de réflexion philosophique dans mes sujets abordés ou que quand je m’intéresse au Sport, je me refuse de faire ce dont je suis incapable : traiter une autre discipline que le Cyclisme.
Je crois qu’il faut savoir rester à sa place et que c’est là notre atout. Parce que j’ai toujours défendu l’idée qu’il fallait être volontaire et bénévole, qu’il ne fallait pas prendre la place des journalistes professionnels, je refuse toute rémunération pour mes participations en tant que journaliste citoyen à Cent Papiers ou tout autre journal citoyen.
J’aimerais -dans l’idée que je me suis toujours fait du journalisme citoyen- inviter tous les autres participants à faire de même, mais je les laisse maître de leur personne. Je sais que pour financer leurs études ou pour survivre, des étudiants, des chômeurs ou des retraités pourraient voir d’un bon œil l’initiative de Cent Papiers et je préfère leur laisser la place sans les pousser à sauter le pas parce que je crois que quand il y a rémunération, il n’y a plus engagement, mais professionnalisme. Il n’y a donc plus journalisme citoyen.
En revanche, je crois que la fonction de modérateur pourrait en effet être l’objet de rémunération parce que ce n’est pas être journaliste citoyen, mais acteur de l’entreprise.
Je tiens à préciser toutefois -par soucis de transparence- que je n’occupe pas cette fonction et que le jour qu’elle me sera proposée ou que je l’envisagerai, je le ferai savoir.
Je l’avais dit en la voyant pendant des mois de campagne : si Nicolas Sarkozy est élu, elle sera Ministre de la Justice. Moi qui n’aime pas parier parce qu’on ne parie pas quand il s’agit d’intérêt général, je dois reconnaître que j’aurais pu récolter un mois de salaire si je m’étais laissé aller.
Quel est le problème aujourd’hui? Deux frères de Rachida Dati sont des « voyous ». Une chose est sûre : ils ne seront pas graciés. Pourquoi? Parce que c’est le candidat de leur sœur qui est passé et que leur sœur, qui est la Garde des Sceaux, veut un système judiciaire ferme, plus ferme. Notamment pour les récidivistes.
A moins qu’il y ait des guerres internes dans la famille Dati, mais sinon il n’est pas possible de dire que la Ministre française laisse ses sentiments familiaux influencer sa réflexion. Comme quoi, tout n’est pas génétique. Comme quoi elle n’est pas toujours en phase avec la Philosophie sarkozyenne.
Ne pas mêler sentiment personnel et vie professionnelle, c’est -je le crois- un exemple. L’exemple Rachida. (Uniquement pour le moment?)
Voir la chronique : L’exemple Rachida sur Cent Papiers
J’en parle souvent lors de textes consacrés au journalisme citoyen : l’appréhension qu’ont certains journalistes professionnels de voir des citoyens appelés « journalistes citoyens », exercer en quelque sorte leur métier bénévolement. Je n’ai jamais eu l’occasion de demander à ces mêmes journalistes qui se manifestent parfois dans les commentaires ce qu’ils pensent des consultants. Notamment les consultants sportifs. C’est vraiment une mode sur France Télévisions et je les ai toujours considérés comme une première sorte de journalistes citoyens. La rémunération au lieu de l’engagement bénévole.
Sur la vidéo mise en lien au bas de ce texte, c’est Laurent Jalabert qui interviewe Nicolas Sarkozy à la place de Laurent Bellet, qui était alors trop loin puisqu’à l’arrière de la course sur la moto 2. Je trouve que le mazamétain a fort progressé dans ce domaine. Il est vrai qu’aujourd’hui ses débuts dans ce métier appartiennent à vidéogags.
Dans l’interview, nous pouvons constater que Nicolas Sarkozy a vraiment rayé de sa mémoire l’année 1968 puisqu’il déclare qu’il suit le Tour depuis 1969 et la victoire de Jan Janssen ou Van Spriegel. Or, en 1969 (année de l’élection de Georges Pompidou comme le lui fera remarquer Gérard Holtz au pied du podium où le Président fera la même erreur sans en démordre), Eddy Merckx remporta le premier de ces cinq Tour de France. Un an après Jan Janssen, qui s’était imposé en effet devant Herman Van Springel, qui, lui, ne gagnera jamais cette épreuve, mais remportera le maillot vert en 1971.
Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il ne faisait pas parti de ceux qui boudaient la victoire de Christophe Moreau au Championnat de France. Sans naïveté, je suis comme lui et ai pu constater « empiriquement » (comme on dit dans le jargon philosophique) qu’au plus les années passaient, au plus un sportif se bonifiait. 36 ans, ce n’est donc pas un âge trop vieux pour gagner. Bien au contraire! Raymond Poulidor a d’ailleurs terminé troisième de la Grande Boucle à 40 ans. Tout est question d’entraînement.
J’ai déjà dit dans une chronique récente (Sarko peut-il sauver le vélo?) que le Président de la République était certainement le seul politicien à pouvoir sauver le sport et le cyclisme en particulier. -S’il aime vraiment ce sport, bien entendu!- Et que pour cela, il devait changer de Ministère et de Ministre.
Que la presse soit corrompue ou qu’elle ne le soit pas, il pèse sur elle un soupçon. Et c’est l’existence de ce soupçon qui est problématique. Comment vivre en démocratie alors que ce qui prouve son existence est discutée?
Le journalisme développé par les citoyens engagés ne peut pas remplacer l’information professionnelle : il faut travailler avant de prendre le temps d’intervenir dans la vie de la société. C’est l’une des raisons pour lesquelles un journaliste citoyen n’est pas un pseudo-journaliste contrairement à ce que peut penser Eric Fottorino dans ses éditoriaux au Monde. Est un pseudo-journaliste le journaliste professionnel qui fait semblant d’être journaliste et qui se sert de sa profession pour arriver à des intérêts particuliers. En termes plus simples, est un pseudo-journaliste le journaliste corrompu.
Et des journalistes corrompus, il y en aurait trop selon les citoyens. Alors ils se servent d’Internet pour développer leur journalisme, qui serait sain, mais qui n’est pas crédible aux yeux d’un certain public.
Comment donc crédibiliser le journalisme citoyen? Pourquoi le crédibiliser?
Le crédibiliser parce que les citoyens ont le droit de s’exprimer et qu’interdire le journalisme qu’il développe serait une atteinte à la liberté d’expression.
Le crédibiliser en invitant les journalistes professionnels à y participer après leur journée de travail. Et parce qu’il n’est pas possible d’être à la fois journaliste professionnel et journaliste citoyen, le professionnel du journalisme -afin de ne pas se décrédibiliser auprès de ses lecteurs- doit prendre un pseudonyme. En participant sous un pseudonyme, personne ne sait quel journaliste participe au journalisme citoyen, mais parce que le public sait que des journalistes, qui n’acceptent pas la censure, sont acteurs du journalisme citoyen, plus de crédit sera accorder à ce journalisme.
Afin que le cinquième pouvoir ne devienne pas le monde des journalistes anonymes rebelles, les citoyens devront continuer à participer à leur journalisme.
Être journaliste et participer bénévolement au journalisme citoyen, c’est retrouver son âme de journaliste. Exercer le véritable métier choisi. Seuls ceux qui acceptent le bénévolat et prennent du plaisir ne peuvent pas être soupçonnés de corruption.
Erik Zabel va être rayé de la liste des vainqueurs du classement de la régularité du Tour de France par les organisateurs de cette même course. Pourquoi? Parce qu’il a avoué s’être dopé pendant une semaine en 1996. Année donc de son premier maillot vert.
Cette attitude est ridicule et illustre la justice à deux vitesses que pratiquent désormais les McCarthy du dopage. En 2000, Richard Virenque passe aux aveux. Lui a-t-on retiré ses quatre maillots à pois conquis de 1994 à 1997? Luc Leblanc, retraité alors, soutient les bouc émissaires de Festina et déclare avoir eu recours à l’EPO en 1994. Lui a-t-on retiré son titre de Champion du Monde pour autant? Et Laurent Brochard (équipier de luxe de Virenque chez Festina, aujourd’hui doyen du peloton) : lui a-t-on retiré son titre de Champion du Monde conquis fin 1997 et qu’il portait donc lorsqu’il fût exclu de la Grande Boucle en 1998?
Il ne s’agit pas de demander à ce qu’ils subissent la même injustice qu’Erik Zabel, mais de dénoncer la justice à deux vitesses que les McCarthy du dopage sont en train de mettre en place. De plus, à force de parler de dopage, les autres formes de triche sont oubliées. Ainsi, qui dénonce l’achat des coureurs en pleine course? Est-il normal que dans une étape de Paris-Nice, une équipe promet une récompense financière à des coureurs d’une autre équipe s’ils roulent derrière Vinokourov alors que ce dernier s’est échappé pour gagner en mémoire de son meilleur ami, décédé la veille à cause d’une chute idiote au milieu du peloton?
Si Erik Zabel fût un tricheur, ceux qui le punissent ne sont pas mieux. Et c’est la première victoire des barons de la tricherie!
Erik Zabel ou le lynchage des fous! sur SportVox et en une de Cent Papiers.
Je crois à la justice et je lutte pour elle. C’est pourquoi je condamne toute forme de triches et que je m’indigne de l’injustice dont est victime Bjarne Riis. Pourquoi faudrait-il qu’il paye plus que les autres pour avoir fait exactement comme eux? Peut-être même moins qu’un autre, qui lui est inconnu de nous. Parce qu’il n’a pas gagné et qu’il ne s’est jamais fait attraper.
A vouloir trop être juste, le risque est d’être trop juste : ce qui est déjà être dans l’excès. Et être dans l’excès, ce n’est plus être juste. C’est pourquoi il est une faute d’avoir retiré Bjarne Riis du nom des vainqueurs de la Grande Boucle.
De plus, si nous avons le droit de connaître la vérité sur le passé, il vaudrait quand même mieux aussi penser à lutter pour les pelotons qui arrivent au lieu de punir les coureurs d’autrefois qui ont quitté le bitume depuis longtemps. Trop longtemps.
Se retourner en arrière avec une justice à deux vitesses n’est pas la méthode qui viendra à bout du dopage et de la triche.
La réhabilitation de Bjarne Riis en Une de SportVox.
J’ai créé le blog Le Tour de France 2007 par Richard Patrosso afin de suivre, commenter et analyser la quatre-vingt-quatorzième édition de la Grande Boucle sans encombrer mon blog Vox. L’idée m’est venu en me rappelant que Michel Onfray s’était voué au même exercice lors de la récente élection présidentielle via le site du Nouvel Observateur. Je regrette d’ailleurs qu’il fût le seul Philosophe à le faire. Luc Ferry, qui se plaint toujours de ne pas avoir de tribune dans la presse, aurait eu via Internet une excellente occasion de s’exprimer librement.
Le Tour de France s’élancera demain de Londres. Désormais ville symbole du terrorisme. Les récents attentats manqués nous rappellent que six ans après le 11 Septembre, la situation internationale est pire qu’autrefois. Et les suspicions dont sont l’objet tous les favoris du Tour (pas un n’est épargné!) nous ramènent elles aussi à la réalité : l’état de santé du sport s’est empiré depuis 1998 au lieu de s’améliorer comme on voulait nous le faire croire il y a quelques mois encore.
A l’heure des vacances, le Monde est bel et bien malade.
Chronique : Malade
Au lieu de toujours vivre de suspicion, ne faut-il pas reconnaître le talent d’un sportif quand il gagne et le traiter comme un tricheur quand il enfreint la loi?
Les récentes déclarations sur ses relations avec le docteur Michele Ferrari -star du dopage reconnue- que le Kazakhe Alexandre Vinokourov a fait à la presse afin que ce ne soit pas cette dernière qui les révèle au public, n’est-ce pas le dernier acte désespéré d’un tricheur qui sait son avenir condamné?
Prendre Lance Armstrong (plusieurs fois contrôlés positifs à l’EPO au cours de la Grande Boucle 1999) et Franck Vandenbroucke (grand tricheur de la fin du siècle dernier, aujourd’hui interné) comme références pour expliquer son choix de consulter le docteur qui comparait jadis l’érythropoïétine à du jus d’orange, n’est-ce pas de la part d’Alexandre Vinokourov -sportif qui a par son panache tout mon respect- avouer indirectement qu’il est comme les autres tricheurs?
Sa victoire sur la quatre-vingt-quatorzième édition du Tour de France ne nous amènerait-elle pas à recommencer pour la deuxième fois consécutive une histoire Landis?
Vino : Comme les autres? sur SportVox et en Une de Cent Papiers