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Jacques Martin a été enterré hier. A son enterrement était présente l’actuelle Garde des Sceaux, Rachida Dati. Il est vrai que depuis 2002, et en particulier depuis qu’il est Président de la République, Nicolas Sarkozy a pris l’habitude de se rendre aux enterrements de personnalités publiques. La classe politique semble suivre cette nouvelle habitude : ce qui montre que la culture « populaire » n’est plus à mépriser. Mais, intégrer dans les milieux intellectuels et « sérieux » (politique) cette culture, qui était autrefois considérée à tort comme « basse »; la rehausser, n’est-ce pas une erreur? En effet, depuis que cette « culture » est « légalisée », une autre devient populaire, attire le grand public : non la « nouvelle culture populaire », mais la « culture du vice ». Comme par exemple la télé-réalité qui met les hommes en cage comme on met des animaux dans un zoo. Et ça plaît! D’ailleurs, ayant perdu le monopole du divertissement depuis l’arrivée de l’Internet, la télévision ne cesse de se pervertir pour attirer le plus grand nombre. L’appauvrissant au passage. La télévision de Jacques Martin semble alors très loin. Sa retraite depuis neuf ans et sa mort ne sont que la disparition de la belle télévision. Celle, peut-être, qui est la seule à mériter ce nom et qui peut revenir par l’intermédiaire du Web si des volontaires y pensent.
Voir la chronique Disparition d’une télévision sur Cent Papiers
Nicolas Sarkozy est le seul homme politique depuis quelques années à faire tous les JT français du premier au dernier jour de l’an. Alors, maintenant qu’il est « enfin » Président (: il le voulait tant!), pourquoi s’étonner de sa présence -omniprésence?- dans les médias?
Depuis cinq ans, nous avons pu assister au volontariat de l’homme. Alors pourquoi jouer les surpris maintenant qu’il est aux manettes suprêmes? Pourquoi dénoncer son tempérament alors que les Français n’en pouvaient plus de l’inexistence chiraquienne?
Le candidat de l’UMP a été élu démocratiquement. Pourquoi donc craindre une dictature, un retour au Troisième Empire? Pour installer pareil régime, il faudrait d’abord qu’il n’est pas l’aval du peuple et ensuite qu’il ne craigne pas d’être haï par l’Histoire. Or, l’enfant de Neuilly aime trop être aimé pour se ranger sur le banc des leaders sanguinaires. Il ne sera donc pas le leader d’un régime autoritariste et respectera toujours les élections démocratiques.
Le problème de la démocratie -mais y a-t-il meilleur modèle?- c’est qu’une élection se déroule à un instant t et que c’est donc l’humeur majoritaire de cet instant qui l’emporte et que l’humeur change avec le temps. C’est pourquoi le Peuple élit, mais que plus tard la rue empêche de gouverner.
Si Nicolas Sarkozy n’est pas devenu un dictateur aujourd’hui, un problème apparaît en revanche. Sa présidence ne respecte pas la Constitution de 1958, qui veut que le Gouvernement gouverne et que le Président soit arbitre (cinquième article). Pour continuer dans son style et dans le respect de la Cinquième République, le Président devra donc modifier la Constitution : ce qu’il annoncera dans les prochains jours.
Malgré ce changement, y aura-t-il un Parlement vivant pour représenter la nation et son humeur du jour? Seule l’opposition en détient la clef. C’est sa responsabilité.
Les Ministres auront-ils encore une place importante? L’ouverture a un avantage et un défaut : elle plaît aux Français parce qu’ils ne supportent plus les querelles stériles entre adversaires politiques et ont été séduits par l’idée -absurde- de François Bayrou. Le problème, c’est que les Ministres de l’ouverture donnent le sentiment qu’ils ne sont pas vrais puisque pas vraiment chez eux. C’est pourquoi la France est aujourd’hui -et a priori pour longtemps- sans Gouvernement, ni Parlement.
C’est avec attention que j’ai suivi ce sommet européen. Le premier du Président Sarkozy et le dernier de Tony Blair. Je n’attendais rien de positif à la fin de ce rendez-vous. Et il n’en est rien sorti de positif contrairement aux apparences et à ce que je lis. Bien au contraire!
La faute d’Angela Merkel
Angela Merkel a commis une grave faute en proposant une conférence intergouvernementale à vingt-six et sans la Pologne, qui est -comme l’a rappelé Nicolas Sarkozy- le plus grand Pays de l’Europe de l’Est.
Si la Pologne, État démocratiquement souverain, a plié, c’est à cause du chantage de la Chancelière allemande. Cette méthode est inacceptable dans une Union qui se veut démocratique. Et le système de vote proposé est un système « fédéral » qu’une organisation politique ne peut pas adopter pour une bonne et simple raison : c’est que le fédéralisme donne plus de poids à certains qu’à d’autres. Or, il n’est pas possible de construire un organisme européen avec une inégalité entre les européens eux-mêmes.
Cette démarche et ce sommet nous ont donc démontré -une fois de plus!- que l’Europe prenait le chemin du fédéralisme et qu’elle laissait de côté les européens alors que nous ne pouvons pas construire l’Europe sans les européens. C’est l’Européen qui doit être au coeur des préoccupations européennes. Et tous les européens doivent être égaux devant la loi. Sans exception. Sans oubli.
Un modèle d’Europe
Pour que tous les européens soient égaux entre eux en Europe, il suffit de constituer une vraie organisation politique. Il faut un Président élu au suffrage universel direct. Un Président parce que toute organisation en a une. Par exemple, l’ONU est dotée d’un « Secrétaire général ». Élu au suffrage universel direct pour la légitimité. Dans cette élection, un citoyen européen égale une voix.
Il faut aussi un gouvernement. Toute organisation a une direction. Si le terme de Gouvernement est réservé à un État, nous pouvons l’appeler « secrétariat ». Il faut donc des « Secrétaires ». Le terme de « Ministre » n’est plus envisageable désormais puisqu’il a été rejeté.
Il faut également un Parlement. Il doit être élu au suffrage universel direct. Pour les mêmes raisons que le Président.
Ainsi, l’Europe ne sera ni un État fédéral, ni une organisation fédérale, mais une organisation politique indépendante des Gouvernements nationaux (bien souvent contestés par leur propre Peuple) qui aura pour finalité non pas d’imposer des lois supranationales, mais d’adopter en son sein des règles à vocation universelle. Elle ne doit pas être une contrainte, mais une forte source d’inspiration active pour chaque Pays membre.
Les emblèmes européens
Pendant ce sommet, il a été dit que le drapeau de l’UE devrait être retiré du Traité. Je juge cette intention absurde. Quelle organisation n’a pas d’emblèmes? Contrairement à ce qui a été reproché à Ségolène Royal durant la récente campagne présidentielle, un drapeau n’est pas le symbole de l’Extrême-Droite, mais celui de l’union d’individus différents. C’est pourquoi non seulement l’Union européenne doit avoir des emblèmes, mais aussi que chacun doit connaître et afficher ceux de l’ONU.
A propos du drapeau européen, il est temps qu’il compte autant d’étoiles que de Pays membres.
Enfin, l’Europe doit être le concept de l’universalisation de la démocratie à travers le Monde, c’est pourquoi il faut qu’elle envisage de s’ouvrir à la Russie, la Turquie, la Chine et le Japon. C’est pourquoi elle ne doit pas se concentrer sur quel Pays est européen et quel Pays ne l’est pas, mais doit envisager de construire dans les dix/quinze ans qui viennent une organisation politique eurasienne. Organisation nécessaire pour le vrai fonctionnement de la société des nations à l’échelle mondiale que nous n’avons quasiment jamais eu, mais que nous n’avons plus du tout depuis la Guerre en Irak de 2003.
Après ce sommet qui vient de s’achever, nous pouvons constater que nous sommes bien loin d’une organisation politique basée sur l’intérêt général. Ce sommet a été transparent. Il nous a permis de nous apercevoir que ce qui comptait pour les chefs d’États européens n’était pas d’avoir un bon traité, mais un traité tout court. Peu importe le contenu. De quoi désespérer d’un Monde meilleur. Le citoyen tentera-t-il de se ressaisir?
En pleine période du Baccalauréat, l’Agence de Presse étudiante mondiale publie ma chronique Les notes du Président, qui a pour sujet les notes obtenues par l’élève Nicolas Sarkozy au Baccalauréat en 1973.
Dans ce texte, je tiens à dénoncer la situation ridicule que cette « révélation » a déclenché. En effet, comme toujours, il y a les sarkozystes et les anti-Sarkozy. En revanche, où sont ceux qui essaient de tirer des conclusions réfléchies sur le parcours de Nicolas Sarkozy? Mauvais élève devenu Président en tapant sur les mauvais élèves, c’est-à-dire ce qu’il fût.
Dans cette chronique, je tire donc une conclusion hors de portée des réactions passionnées : le fait qu’un élève médiocre ou moyen devienne Président n’est pas une mauvaise chose en soi. Au contraire, il démontre que tout individu peut évoluer et n’est pas prématurément défini. En revanche, le fait que le mauvais élève devienne un homme au discours -il faut bien le reconnaître- populiste n’est vraiment pas un bon exemple pour tous ceux qui croient en l’humanité. Il encourage les mauvaises pensées selon lesquelles celui qui n’est pas bon élève ne peut pas être une grande personne. Une grande personne au niveaux des idées, bien sûr, car il faut plus qu’être Président pour être une grande personne.
Je tiens ici à préciser que contrairement à ce qu’a écrit Georges Yang dans Les notes du Président… et alors?, les notes du Bac ne peuvent pas augmenter de quatre à cinq points entre hier et aujourd’hui. En effet, même si Nicolas Sarkozy a passé le Baccalauréat dans la vague de « libération des moeurs », les adolescents d’aujourd’hui sont confrontés à la culture de masse qui les éloignent des études. Si hier le divertissement à tout prix était une découverte, aujourd’hui c’est une réalité quotidienne. C’est pourquoi je juge ridicule toute tentative de comparer des époques totalement différentes. Comme dirait Eddy Merckx, l’important n’est pas d’être le plus grand dans l’Histoire, mais le meilleur de sa génération.
Enfin, je crois que comme la mode en France est au « devoir de transparence », je me dois donc de conclure cette note en indiquant mes propres résultats du Baccalauréat Littéraire Option Cinéma-audiovisuel :
- Français écrit : 16/20
- Français oral : 9/20
- Mathématiques : 3/20
- Philosophie : 16/20
- Anglais : 8/20
- Cinéma-Audiovisuel : 16/20 (12, 14 et 18)
Je ne me suis jamais considéré comme « bon élève » et n’ai jamais cherché à être le meilleur, même si j’ai obtenu la meilleure note de ma classe et du lycée à l’épreuve écrite de Français et en Philosophie. Malgré cela, peu m’importe de savoir si j’étais un élève plus médiocre que Nicolas Sarkozy. L’important est de faire son chemin. La vie est longue, il suffit de bien la remplir.
J’estime définitivement périmée l’idée d’un État européen. Les partisans de la Constitution européenne, très massivement rejetée par le citoyen en 2005, ont accéléré l’atteinte de cette impasse en s’entêtant devant le choix démocratique. La fameuse « crise » dont chacun parle, mais qui n’est en réalité que le produit de l’obsession de ceux qui sont en place à Bruxelles ne peut qu’aboutir à la mort de cette Union européenne qui s’est définitivement coupée du citoyen alors qu’il ne peut y avoir d’Europe sans Européens.
C’est pourquoi dans ma chronique publiée aujourd’hui par l’APEM, je réaffirme « la nécessité d’une société des nations eurasiennes ». Afin de ne plus retomber dans un climat de Guerre froide et de ne plus voir l’Europe prise en otage par les deux ex-grands, nous devons construire démocratiquement une organisation internationale politique qui s’étende de l’Europe à l’Asie et qui comprenne tous les Pays de l’espace défini comme la France, la Russie, la Turquie, l’Inde, la Chine et le Japon.
Les différences de culture, qui font notre richesse, que nous pouvons remarquer d’un côté à l’autre du continent en question sont la preuve qu’il ne faut pas construire un État eurasien (le fédéralisme n’est pas en soi un système démocratique puisqu’il donne plus de poids à certains que d’autres), mais une société des nations eurasiennes. Une société construite directement par le citoyen.
En effet, la politique répondra aux attentes des citoyens quand ces derniers en seront les principaux acteurs et non tant que les dirigeants, comme les dirigeants européens, reprocheront aux Peuples leurs choix.
Cette société des nations eurasiennes est indispensable pour la construction de la société des nations à l’échelle mondiale dont nous avons tant besoin pour étendre au Monde entier les valeurs universelles que sont les valeurs républicaines et démocratiques.
Pour répondre à Anissa, la société des nations que j’appelle de mes vœux prouve, à mon sens, que je suis contre l’idée aristocratique que le fort doit tendre la main au faible. De plus, j’ajoute, en reprenant la théorie hégélienne du maître et de l’esclave qu’en réalité, c’est celui qui se dit « fort » qui est le « faible » et celui qui est dit « faible » qui se retrouve être le « fort ». En effet, pour que le fort soit le fort, il faut le faible. Ainsi, le fort est dépendant du faible. Il est donc le faible. Et c’est d’ailleurs toute la situation politique actuelle que nous vivons. Si le Peuple est dit faible, ceux qui sont au pouvoir dépendent des faibles parce que sans eux, ils ne sont plus rien. C’est pourquoi, comme l’avait dit Méhaignerie en pleine campagne, le Président Sarkozy ne pourra même pas appliquer la moitié de son programme. Cela n’avait pas fait plaisir au candidat de l’UMP qui n'avait pas pour autant nier les propos de l’un des siens. Bien au contraire!
C’est sur France 2 que j’ai regardé hier l’intervention tant attendue de Jacques Chirac et je dois reconnaître que je n’ai pas compris les paroles du Président. Il a répété plusieurs fois « Je vous aime » ou « J’aime la France », mais ces exclamations sonnaient tellement faux qu’elles ont presque été inaudibles à mon sens. De plus, je ne peux pas croire non plus que Jacques Chirac aime servir la France, lui qui s’est servi du pouvoir si influent de la mairie de Paris afin de parvenir à ses fins. Traiter ses concitoyens comme des moyens et non comme une fin en soi, c’est cela servir un Pays, servir pour l’intérêt d’un Pays? Non, je ne le crois pas.
J’ai été également déçu d’entendre les réactions des responsables politiques qui ont suivi. Non, je ne suis pas déçu que certaines personnes aient choisi de respecter le Président le soir de l’annonce de son retrait, mais je m’inquiète d’avoir assisté une fois de plus à la scène si banale désormais où la vérité sort de la bouche d’une responsable du FN, en l’occurrence et pour ne pas changer : Marine Le Pen. Il serait temps que les vrais démocrates retrouvent la raison et ne soient plus dominés par l’Extrême-Droite! C’est cela servir la démocratie et par conséquent l’intérêt de tout un peuple parce que le citoyen ne peut s’épanouir vraiment que dans un régime démocratique.
J’entends par ci par là qu’avec le départ de Jacques Chirac, c’est une page qui se tourne. Si c’est celle du mensonge et de l’Extrême, alors je ne peux que dire : « hourra! ».
L’intervention de Jacques Chirac ici.
Le journal télévisé ici.
Crédit photographique/Source ici.
C'est ce soir à la télévision que le Président de la République doit s'exprimer. Autre que d'annoncer son retrait, son rôle serait plutôt de demander à tous les maires de parrainer sans hésiter les candidats à la présidentielle sans esprits partisans, si ce n'est celui de la démocratie.
Un article de L'Express revient sur "Les mandats de Jacques Chirac, de la Corrèze à l'Elysée".
La biographie du Président sur Wikipédia ici.
L'intégralité de l'article de L'Express ci-dessous :
dimanche 11 mars 2007, mis à jour à 09:45
Les mandats de Jacques Chirac, de la Corrèze à l'Elysée Reuters
Elu président de la République en mai 1995 après deux tentatives infructueuses, Jacques Chirac a été pendant trente ans élu de Corrèze, un ancrage rural qu'il a combiné 18 ans durant avec ses fonctions de maire de Paris.
Sa longue carrière politique commence en mars 1965 lorsqu'il se fait élire conseiller municipal de Sainte-Féréole dans la Corrèze, berceau de la famille Chirac. Il conservera ce mandat jusqu'en 1977 avec son élection à la tête de la capitale.
Deux ans plus tard, au printemps 1967, il est élu pour la première fois député de la troisième circonscription de la Corrèze. Une initiative de Georges Pompidou, son mentor, qui avait lancé des "jeunes loups" de droite comme lui, Bernard Pons et Pierre Mazeaud, à l'assaut de fiefs tenus par la gauche.
Après une campagne très active, Jacques Chirac fait son entrée à l'Assemblée nationale.
C'est à cette époque qu'il met au point la "méthode Chirac" une machine à gagner qui passera à la postérité: participer à tous les comices agricoles, serrer la main de toutes les personnes rencontrées, trinquer avec les uns et les autres, embrasser femmes et enfants ou bien encore appeler ses électeurs par leur prénom. Sans oublier de taper sur la croupe des vaches en félicitant leurs propriétaires.
La méthode, qu'il appliquera à Paris mais aussi dans ses campagnes présidentielles, s'avère très efficace. Il sera constamment réélu à la députation et ce dès le premier tour: en 1968, 1973, lors d'une partielle en 1976 puis en 1978, 1981, 1986, 1988 et enfin 1993.
En mars 1968, le jeune député est élu conseiller général de la Corrèze dans le canton de Meymac, un siège où il sera réélu pendant 20 ans.
En parcourant les routes corréziennes, le 26 novembre 1978, il est victime d'un grave accident de la route, sa voiture ayant dérapé sur la neige verglacée. Transporté à l'hôpital Cochin, il lance son "appel de Cochin" dans lequel il stigmatise "le parti de l'étranger" qu'il voit se profiler derrière l'UDF.
Six mois plus tard, en juin 1979, il conduit une liste "Défense des intérêts de la France en Europe" lors des élections européennes. S'il est élu avec quelques-uns de ses amis, sa liste remporte un score médiocre, largement devancée par celle de l'UDF. Il abandonnera son siège de député européen l'année suivante.
"GRAND CHELEM" A PARIS
En mars 1970, Jacques Chirac, est élu à la présidence du conseil général de la Corrèze, un poste qu'il occupera pendant neuf ans. La Corrèze est définitivement devenue son fief.
Son épouse, Bernadette, se lance elle aussi à la conquête de mandats locaux. En 1977 elle est élue adjointe au maire de Sarran puis, deux ans plus tard, conseillère générale du canton de Corrèze.
En mars 1977, Jacques Chirac remporte la mairie de Paris à l'issue d'une bataille sans concession contre Michel D'Ornano, un proche de Valéry Giscard d'Estaing. Il sera réélu en 1983 et 1989, réussissant à chaque fois le "grand chelem", c'est-à-dire enlever toutes les mairies d'arrondissement.
Il reste à la tête de la capitale pendant 18 ans jusqu'à son élection à la présidence de la République en mai 1995 après avoir devancé Edouard Balladur, son "ami de trente ans", au premier tour.
Avant d'accéder à l'Elysée sur le thème de la "fracture sociale", Jacques Chirac avait échoué dès le premier tour en 1981 laissant le duel se jouer entre le président sortant, Valéry Giscard d'Estaing et le socialiste François Mitterrand, victorieux le 10 mai. Jacques Chirac fait une seconde tentative en 1988 mais au second tour, il est nettement distancé par François Mitterrand.
En mai 2002, Jacques Chirac est réélu avec le plus haut score de la Ve République face à Jean-Marie Le Pen, le candidat du Front national. Le 5 mai, 82,21% des Français qui se sont rendus aux urnes lui ont donné leur suffrage.
Durant ses derniers mois à la tête de l’État, Jacques Chirac n’arrête plus d’accumuler les bourdes et les fautes. Ainsi, la dernière eût lieu à Bruxelles pour son dernier sommet Européen durant lequel il regretta le rejet de la Constitution européenne par les citoyens Français. Par conséquent, au lieu d’aller de l’avant et de lancer une nouvelle construction européenne, le futur ex-Président, qui est déjà d’un autre temps, est revenu sur un échec personnel, pleurant son cas au lieu de se soucier de l’intérêt général comme le lui impose sa fonction. Jacques Chirac a donc été en Europe plus soucieux de son image inexistante que du respect qu’il doit à ces concitoyens. Comme quoi, il est grand temps qu’il s’en aille et qu’il ne revienne plus!
L'article de L'Express sur le sujet :
Chirac salue la fantastique aventure européenne malgré le "non" Reuters
Jacques Chirac a fait vendredi un premier bilan de ses années de politique européenne, saluant l'acquis de l'euro mais regrettant de "peut-être, ne pas avoir tout fait" pour éviter le "non" français à la Constitution européenne en 2005.
"On a trompé les Français dans cette affaire (...) On leur a dit 'voter contre cela permet de voter contre le gouvernement' (...) et cela n'a pas d'importance parce que ne vous inquiétez pas il y a un plan B qui est au fond de la poche et on va le ressortir avec des papillotes'", a déclaré le chef de l'Etat lors de sa conférence de presse de clôture du Conseil européen, qui devrait être son dernier.
"Les Français se sont laissés tenter par cette réaction un peu contestataire, ce que je comprends très bien, même si je le regrette (...) Je suis désolé de, peut-être, ne pas avoir fait tout ce qu'il aurait fallu pour éviter ce qui a été une mauvaise chose pour l'Europe et pour la France", a ajouté Jacques Chirac.
Le chef de l'Etat a eu des mots sévères à l'égard des défenseurs du "non" au texte, fustigeant ceux qui "savaient très bien qu'ils mentaient aux Français".
A la question d'une journaliste sur le bilan européen de ses deux mandats, Jacques Chirac a rappelé la "fantastique aventure" que fut la construction européenne et mis en avant trois avancées majeures à ses yeux: l'euro, la défense européenne et l'écologie.
Le chef de l'Etat a, en particulier, estimé avoir joué un rôle déterminant dans la mise en place de la monnaie unique.
"Il n'est pas sûr que l'euro se serait fait à l'époque nous n'avions pas pris la position que nous avons prise, une décision courageuse", a-t-il fait remarquer.
Tous les gouvernements français qui se sont succédé, quelle que soit leur couleur politique, "ont participé de façon positive" à la construction européenne, a-t-il toutefois ajouté.
Dernier Salon de l’agriculture de Jacques Chirac ?
samedi 3 mars 2007"On espère vous revoir, M. le président !" Pour son dernier Salon de l’agriculture, Jacques Chirac a constaté samedi sa popularité auprès du monde paysan dont il fut, tout au long de sa carrière politique, un fervent défenseur.
"C’est mon dernier salon et pour vous, en tant que président, probablement aussi", lui lance dès son arrivée Jean-Baptiste Magnan, un agriculteur de Mayenne bientôt à la retraite.
L’AGRICULTURE FRANÇAISE EN 2006 agrandir la photo
Comme à chaque fois que son départ de l’Elysée est évoqué, Jacques Chirac sourit en guise de réponse, laissant planer le doute sur ses intentions quant à un éventuel troisième mandat - considéré comme très improbable par les observateurs.
"Ne pensez-vous pas que, sans vous, l’agriculture sera orpheline ?", s’inquiète un visiteur devant le stand des vaches landaises. "Elle sera toujours à la première place dans l’économie française", assure le président. "Qu’est-ce que vous allez faire pour les jeunes agriculteurs ?", lui demande un autre. "Essayer de les aider", répond-il.
Venus de l’Aisne, Robert Prusse et son épouse se fraient un chemin pour lui offrir une photographie prise en leur compagnie lors du dernier Salon avec, au dos, un message d’encouragement.
"On est des fidèles de Jacques Chirac depuis 1976, on était au RPR", raconte ce gaulliste qui a l’intention de voter Nicolas Dupont-Aignan à la présidentielle.
Comme chaque année depuis plus de 30 ans, celui qui fut ministre de l’Agriculture de 1972 à 1974 a pris un bain de foule ininterrompu, qui a duré quatre heures et quart.
http://www.betapolitique.fr/spip.php?breve0281