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Ne nous y trompons pas! Le projet Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration n’a pour but que de satisfaire l’électorat lepénien de Nicolas Sarkozy. C’est par conséquent encourager au racisme et non le combattre. Et c’est ce qui est « inacceptable », pour reprendre une expression favorite du Président de la République (qui interviendra ce soir à 20 heures à la télévision).
Mais si ce projet est indigne d’une démocratie et pour tout républicain; les réactions folles des opposants à ce texte ne sont pas justifiées. Elles ne font que décrédibiliser les adversaires de ce projet. La sérénité est la première arme pour répliquer. Non l’emportement.
Sur la question de l’ADN en elle-même, et non de l’amendement Mariani, ne faut-il pas avouer qu’à l’avenir donner son identité génétique sera logique pour être entièrement citoyen comme aujourd’hui il paraît normal de donner son empreinte digitale pour faire sa carte d’identité?
En Avril dernier, le peloton cycliste professionnel était d’ailleurs favorable à l’obligation de la fourniture de son ADN après que Jan Ullrich ait été confondu dans l’affaire Puerto grâce à cette dernière. Les tests ADN s’imposent donc! Et l’honnêteté n’est pas une atteinte à la morale ou à la dignité d’une personne. Loin de là!
Voir la chronique Tests ADN pour tous! pour l’APEM
Erik Zabel va être rayé de la liste des vainqueurs du classement de la régularité du Tour de France par les organisateurs de cette même course. Pourquoi? Parce qu’il a avoué s’être dopé pendant une semaine en 1996. Année donc de son premier maillot vert.
Cette attitude est ridicule et illustre la justice à deux vitesses que pratiquent désormais les McCarthy du dopage. En 2000, Richard Virenque passe aux aveux. Lui a-t-on retiré ses quatre maillots à pois conquis de 1994 à 1997? Luc Leblanc, retraité alors, soutient les bouc émissaires de Festina et déclare avoir eu recours à l’EPO en 1994. Lui a-t-on retiré son titre de Champion du Monde pour autant? Et Laurent Brochard (équipier de luxe de Virenque chez Festina, aujourd’hui doyen du peloton) : lui a-t-on retiré son titre de Champion du Monde conquis fin 1997 et qu’il portait donc lorsqu’il fût exclu de la Grande Boucle en 1998?
Il ne s’agit pas de demander à ce qu’ils subissent la même injustice qu’Erik Zabel, mais de dénoncer la justice à deux vitesses que les McCarthy du dopage sont en train de mettre en place. De plus, à force de parler de dopage, les autres formes de triche sont oubliées. Ainsi, qui dénonce l’achat des coureurs en pleine course? Est-il normal que dans une étape de Paris-Nice, une équipe promet une récompense financière à des coureurs d’une autre équipe s’ils roulent derrière Vinokourov alors que ce dernier s’est échappé pour gagner en mémoire de son meilleur ami, décédé la veille à cause d’une chute idiote au milieu du peloton?
Si Erik Zabel fût un tricheur, ceux qui le punissent ne sont pas mieux. Et c’est la première victoire des barons de la tricherie!
Erik Zabel ou le lynchage des fous! sur SportVox et en une de Cent Papiers.
Je crois à la justice et je lutte pour elle. C’est pourquoi je condamne toute forme de triches et que je m’indigne de l’injustice dont est victime Bjarne Riis. Pourquoi faudrait-il qu’il paye plus que les autres pour avoir fait exactement comme eux? Peut-être même moins qu’un autre, qui lui est inconnu de nous. Parce qu’il n’a pas gagné et qu’il ne s’est jamais fait attraper.
A vouloir trop être juste, le risque est d’être trop juste : ce qui est déjà être dans l’excès. Et être dans l’excès, ce n’est plus être juste. C’est pourquoi il est une faute d’avoir retiré Bjarne Riis du nom des vainqueurs de la Grande Boucle.
De plus, si nous avons le droit de connaître la vérité sur le passé, il vaudrait quand même mieux aussi penser à lutter pour les pelotons qui arrivent au lieu de punir les coureurs d’autrefois qui ont quitté le bitume depuis longtemps. Trop longtemps.
Se retourner en arrière avec une justice à deux vitesses n’est pas la méthode qui viendra à bout du dopage et de la triche.
La réhabilitation de Bjarne Riis en Une de SportVox.
J’ai créé le blog Le Tour de France 2007 par Richard Patrosso afin de suivre, commenter et analyser la quatre-vingt-quatorzième édition de la Grande Boucle sans encombrer mon blog Vox. L’idée m’est venu en me rappelant que Michel Onfray s’était voué au même exercice lors de la récente élection présidentielle via le site du Nouvel Observateur. Je regrette d’ailleurs qu’il fût le seul Philosophe à le faire. Luc Ferry, qui se plaint toujours de ne pas avoir de tribune dans la presse, aurait eu via Internet une excellente occasion de s’exprimer librement.
Le Tour de France s’élancera demain de Londres. Désormais ville symbole du terrorisme. Les récents attentats manqués nous rappellent que six ans après le 11 Septembre, la situation internationale est pire qu’autrefois. Et les suspicions dont sont l’objet tous les favoris du Tour (pas un n’est épargné!) nous ramènent elles aussi à la réalité : l’état de santé du sport s’est empiré depuis 1998 au lieu de s’améliorer comme on voulait nous le faire croire il y a quelques mois encore.
A l’heure des vacances, le Monde est bel et bien malade.
Chronique : Malade
Il y a souvent des différences entre le concept et la pratique. Logique : le premier est universel et inconnu de la raison tandis que la seconde relève de l'expérience.
Cette différence est particulièrement accrue dans le domaine du sport. Le concept de ce dernier est l’inverse de celui de la guerre. C’est la loyauté et le respect mutuel. Mais dans la pratique, le Sport est un véritable laboratoire pour la médecine quand il ne sert pas à blanchir l’argent sale de différentes mafias.
Comment sauver le sport? En supprimant l’argent, bien sûr! Ainsi, seul l’amour du sport triomphera. En effet, pourquoi les corrompus le pratiqueraient-ils si aucune récompense n’est à la clef? Mais aujourd’hui, la récompense fait tellement partie de la discipline sportive qu’il paraît impossible -farfelu?- de la supprimer. Pourtant, seule cette révolution améliorerait la situation actuelle. « Améliorerait » seulement!
Au lieu de toujours vivre de suspicion, ne faut-il pas reconnaître le talent d’un sportif quand il gagne et le traiter comme un tricheur quand il enfreint la loi?
Les récentes déclarations sur ses relations avec le docteur Michele Ferrari -star du dopage reconnue- que le Kazakhe Alexandre Vinokourov a fait à la presse afin que ce ne soit pas cette dernière qui les révèle au public, n’est-ce pas le dernier acte désespéré d’un tricheur qui sait son avenir condamné?
Prendre Lance Armstrong (plusieurs fois contrôlés positifs à l’EPO au cours de la Grande Boucle 1999) et Franck Vandenbroucke (grand tricheur de la fin du siècle dernier, aujourd’hui interné) comme références pour expliquer son choix de consulter le docteur qui comparait jadis l’érythropoïétine à du jus d’orange, n’est-ce pas de la part d’Alexandre Vinokourov -sportif qui a par son panache tout mon respect- avouer indirectement qu’il est comme les autres tricheurs?
Sa victoire sur la quatre-vingt-quatorzième édition du Tour de France ne nous amènerait-elle pas à recommencer pour la deuxième fois consécutive une histoire Landis?
Vino : Comme les autres? sur SportVox et en Une de Cent Papiers
En pleine période du Baccalauréat, l’Agence de Presse étudiante mondiale publie ma chronique Les notes du Président, qui a pour sujet les notes obtenues par l’élève Nicolas Sarkozy au Baccalauréat en 1973.
Dans ce texte, je tiens à dénoncer la situation ridicule que cette « révélation » a déclenché. En effet, comme toujours, il y a les sarkozystes et les anti-Sarkozy. En revanche, où sont ceux qui essaient de tirer des conclusions réfléchies sur le parcours de Nicolas Sarkozy? Mauvais élève devenu Président en tapant sur les mauvais élèves, c’est-à-dire ce qu’il fût.
Dans cette chronique, je tire donc une conclusion hors de portée des réactions passionnées : le fait qu’un élève médiocre ou moyen devienne Président n’est pas une mauvaise chose en soi. Au contraire, il démontre que tout individu peut évoluer et n’est pas prématurément défini. En revanche, le fait que le mauvais élève devienne un homme au discours -il faut bien le reconnaître- populiste n’est vraiment pas un bon exemple pour tous ceux qui croient en l’humanité. Il encourage les mauvaises pensées selon lesquelles celui qui n’est pas bon élève ne peut pas être une grande personne. Une grande personne au niveaux des idées, bien sûr, car il faut plus qu’être Président pour être une grande personne.
Je tiens ici à préciser que contrairement à ce qu’a écrit Georges Yang dans Les notes du Président… et alors?, les notes du Bac ne peuvent pas augmenter de quatre à cinq points entre hier et aujourd’hui. En effet, même si Nicolas Sarkozy a passé le Baccalauréat dans la vague de « libération des moeurs », les adolescents d’aujourd’hui sont confrontés à la culture de masse qui les éloignent des études. Si hier le divertissement à tout prix était une découverte, aujourd’hui c’est une réalité quotidienne. C’est pourquoi je juge ridicule toute tentative de comparer des époques totalement différentes. Comme dirait Eddy Merckx, l’important n’est pas d’être le plus grand dans l’Histoire, mais le meilleur de sa génération.
Enfin, je crois que comme la mode en France est au « devoir de transparence », je me dois donc de conclure cette note en indiquant mes propres résultats du Baccalauréat Littéraire Option Cinéma-audiovisuel :
- Français écrit : 16/20
- Français oral : 9/20
- Mathématiques : 3/20
- Philosophie : 16/20
- Anglais : 8/20
- Cinéma-Audiovisuel : 16/20 (12, 14 et 18)
Je ne me suis jamais considéré comme « bon élève » et n’ai jamais cherché à être le meilleur, même si j’ai obtenu la meilleure note de ma classe et du lycée à l’épreuve écrite de Français et en Philosophie. Malgré cela, peu m’importe de savoir si j’étais un élève plus médiocre que Nicolas Sarkozy. L’important est de faire son chemin. La vie est longue, il suffit de bien la remplir.
J’apprends aujourd’hui en me rendant sur le site de Patrick Chêne, Sport 365, que « les organisateurs du Tour de France ont décidé qu'aucun vainqueur ne figurera au palmarès pour l'édition 1996 » après les récents aveux de dopage de Bjarne Riis, vainqueur de l’épreuve cette année-là.
Si je condamne toute triche, je condamne aussi cette décision qui ne règle aucun problème. En effet, ce n’est pas en punissant les retraités, mais en empêchant les actifs de se doper que nous combattrons le dopage.
Le coureur danois a triché. Il n’a pas à être excusé, ni à plaindre. Mais son seul tort est finalement d’avoir été coureur à la mauvaise époque. Et puisque sa victoire lui a été retirée, la décision la plus juste à prendre après celle-ci est d’annuler tous les classements des différentes éditions de la Grande Boucle qui ont eu lieu depuis 1903. Action impossible puisque les disparus ne sont plus là pour se défendre!
La décision des organisateurs du Tour est donc absurde. Par ce geste, ils apparaissent plus voyous que les tricheurs alors qu’ils devraient montrer l’exemple. Simple révélation de leur vraie nature?
Riis rayé du palmarès du Tour de France sur le site de France 2.
Si la Une de Cent Papiers est aujourd’hui La Justice de Ghofrane, l’article qui se trouve à ses côtés n’est autre que Stuart O’Grady : Dans l’enfer chaleureux de Roubaix. Et c’est ce qui me permet de faire la transition avec ce dont je voudrais parler maintenant.
C’est en regardant hier la course légendaire de l’enfer du Nord, Paris-Roubaix, sur France-Télévisions que j’ai entendu Henri Sannier nous annonçait que la course était retransmise désormais en cinémascope et que ce serait également ainsi pour le Tour de France et les autres épreuves à venir. Qu’est-ce que le Cinémascope? Pourquoi utiliser ce format pour les courses cyclistes? C’est l’occasion pour moi de renouer avec ce qui manquait sur ce blog depuis quelques temps : l’audiovisuel. Ou plus exactement le Cinéma.
Le Cinémascope, c’est tout simplement un format pour le Grand Écran qui apparaît au milieu du siècle dernier et que Anthony Mann a utilisé pour la première fois avec L’Homme de la plaine, un western. C’est d’ailleurs le format propre aux westerns parce que sa largeur, inégalée, permet au réalisateur d’avoir le paysage des plaines de l’Ouest en entier dans le cadre. Le cadreur de la Grande Boucle pourra, grâce à ce procédé, avoir lui aussi les plus beaux paysages du territoire en entier dans son champ. Mais, l’inconvénient de ce format n’est autre que son avantage : sa largeur. En effet, avec l’arrivée des Westerns spaghettis, ce ne sont plus les paysages qui importent, mais les gros plans sur les visages qui sont privilégiés. C’est en partie pourquoi ce procédé a été peu à peu abandonné.

