24 posts tagged “cent papiers”
Après sept mois entiers passés sur Vox, il est temps pour moi de choisir un autre hébergeur pour continuer mon blog principal. Un hébergeur en phase avec la blogosphère actuelle et qui réponde aux exigences des blogueurs d’aujourd’hui. Vox est en construction et je le regrette profondément même si je dois reconnaître que l’aventure me séduit. Par respect pour ceux qui me sont fidèles sans être voxeurs (j’ai découvert qu’ils étaient nombreux!), je me dois de ne plus prendre part à cette construction et laisser de côté mon âme aventurière. C’est ainsi que je lance aujourd’hui le nouveau Blog de Richard Patrosso : un blog qui traitera de tout sans tabou! Tous les sujets seront abordés. Je continuerai bien sûr d’y annoncer mes chroniques (APEM, Cent Papiers) et mes articles (AgoraVox, SportVox). Mon objectif reste le même : porter un regard philosophique sur tout. Pour cela, je traiterai principalement de l’actualité. Je veux que la Philosophie redevienne ce qu’elle est : une réflexion simple qui permet à l’individu d’être indépendant.
C’est au moment où je crée un nouveau blog que je m’aperçois que je me sens de plus en plus blogueur alors que je n’ai jamais eu l’intention de le devenir même si j’ai toujours pensé qu’une personne publique devait avoir un site officiel.
C’est au moment où je dois cesser d’héberger mon site principal sur Vox que je me sens pleinement « voxeur » et fier de l’être. D’ailleurs, mon blog Vox ne sera pas supprimé et je continuerai à lire régulièrement les blogs de ma communauté. Mieux, je prendrai même le temps de venir les commenter en voxeur régulièrement.
Tous les voxeurs qui apprécient mon blog Vox peuvent dès aujourd’hui s’abonner au fil RSS de mon nouveau blog.
Pour finir, je confierai que j’aime beaucoup l’URL « richardpatrosso.vox ». Elle pourrait être traduite par « la voix de Richard Patrosso ». Le paradoxe, c’est que je dois archiver cette URL pour continuer à parler.
A très vite sur http://richardpatrosso.hautetfort.com/ !
Être Premier Ministre depuis cinq ans et éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle tant attendue avec un score de moins de 20% et proche des 15 : ça marque certainement un homme. Et ça ne peut certainement pas s’oublier!
Cependant, l’engagement -comme l’engagement politique- ne demande-t-il pas d’être responsable? De faire preuve d’une responsabilité qu’un homme ordinaire n’est pas censé avoir? Un ancien Premier Ministre comme Lionel Jospin est-il excusable lorsqu’il sombre dans l’amertume et les actes de vengeances absurdes à répétition?
Son dernier livre l’aura certainement plongé encore une fois dans une « impasse ». C’est à croire qu’il est malchanceux! Allègre, Bartolone, Lienemann et d’autres se font de l’argent en écrivant un livre contre Ségolène Royal et lorsque lui s’y met aussi, il semble que les livres qui sont faits pour « critiquer pour critiquer » ne soient plus appréciés de la société. En tout cas, de la classe politique. Un peu, ça va. Trop, c’est trop! Comme la télé-réalité, l’attaque littéraire des personnes semble s’être tuée elle-même. Tant mieux! Mais où sont les livres politiques de propositions? Jean-Luc Mélenchon, en bon agrégé de Philosophie qu’il est, a su se livrer à un travail d’analyses exemplaire entre le « communisme d’État » et la « social-démocratie ». Mais ce livre qui n’a pas pour finalité d’attaquer Ségolène Royal déclenche-t-il un emballement médiatique comme l’œuvre médiocre de Jospin?
Pour être condamné, il faut donc déraper. Mais pour intéresser, il faut déraper aussi. Quand au livre parfait, il faudra encore attendre : comme le dit Jean-Luc Mélenchon lui-même, il n’a pas fait un travail d’attaques, mais ce n’est pour cela qu’il faut être d’accord avec la thèse de son ouvrage.
Voir la chronique Au revoir Monsieur Jospin! sur Cent Papiers.
Jacques Martin a été enterré hier. A son enterrement était présente l’actuelle Garde des Sceaux, Rachida Dati. Il est vrai que depuis 2002, et en particulier depuis qu’il est Président de la République, Nicolas Sarkozy a pris l’habitude de se rendre aux enterrements de personnalités publiques. La classe politique semble suivre cette nouvelle habitude : ce qui montre que la culture « populaire » n’est plus à mépriser. Mais, intégrer dans les milieux intellectuels et « sérieux » (politique) cette culture, qui était autrefois considérée à tort comme « basse »; la rehausser, n’est-ce pas une erreur? En effet, depuis que cette « culture » est « légalisée », une autre devient populaire, attire le grand public : non la « nouvelle culture populaire », mais la « culture du vice ». Comme par exemple la télé-réalité qui met les hommes en cage comme on met des animaux dans un zoo. Et ça plaît! D’ailleurs, ayant perdu le monopole du divertissement depuis l’arrivée de l’Internet, la télévision ne cesse de se pervertir pour attirer le plus grand nombre. L’appauvrissant au passage. La télévision de Jacques Martin semble alors très loin. Sa retraite depuis neuf ans et sa mort ne sont que la disparition de la belle télévision. Celle, peut-être, qui est la seule à mériter ce nom et qui peut revenir par l’intermédiaire du Web si des volontaires y pensent.
Voir la chronique Disparition d’une télévision sur Cent Papiers
Il serait faux de dire qu’il existe une époque dans l’Histoire où tout était parfait ou où tout sera parfait. Mais, il faut reconnaître que nous vivons actuellement dans une drôle d’époque. Il ne se passe plus un fait divers, ni un drame sans que la réaction la plus absurde soit la plus forte. Ainsi, après la mort regrettable de Simon sur les routes du rallye du Béthunois, les organisateurs ont décidé de ne plus jamais organiser la course. Le maire de la ville de Béthune Jacques Mellick, lui, a regretté dans un communiqué que la course soit repartie le lendemain du drame. « Par respect pour la famille de l’enfant », selon lui, la course aurait dû être annulée. C’est oublier qu’un sportif ne s’exprime jamais aussi bien que dans la pratique de son sport. Ainsi, parce que Simon ne doit être oublié de personne, il vaudrait mieux lui dédier le rallye 2008 et tous les autres à venir. Ne plus organiser de rallye, c’est ne plus parler de Simon. Et cela, sa famille ne le mérite pas. Simon non plus!
Au cours de l’enquête sur le drame, il a été annoncé que le pilote de la voiture qui a provoqué l’accident, Fabien Véricel, serait positif au cannabis. Que ce soit vrai ou que ce soit plus tard définitivement démenti, ceux qui ont recours au dopage devront désormais se mettre dans le crâne que tricher, ce n’est plus seulement voler des trophées à ses concurrents, mais c’est aussi voler la vie à l’un de ses admirateurs. C’est prendre le risque -ou plutôt se donner le moyen- de se retrouver un jour sur le même banc que les assassins.
Voir la chronique Repartir après le drame sur Cent Papiers
Pauvre France! Pauvre en médailles aux Championnats du Monde d’Athlétisme à Osaka! Un peu plus pauvre encore en grands hommes de l’Histoire vivants depuis les décès de Raymond Barre et Pierre Messmer. A propos de ce dernier, le 19/20 de France 3 aurait pu annoncer sa mort en Une et lui consacrer au moins un reportage plutôt qu’une phrase très courte et difficile à remarquer si le téléspectateur est distrait sur le moment comme ça arrive souvent. Pauvre journalisme de France 3, donc!
Pauvres de nous! Aussi. En effet, l’époque politique actuelle n’est pas à notre avantage. S’il semble désormais passé le temps où un homme politique pouvait changer d’idées comme les sociétés de décennies comme le fît Jacques Chirac tout au long de sa carrière, la communication massive n’a pas arrangé la politique pour autant. Désormais, un fait divers fait une loi. Il est vrai qu’à ce rythme, l’existence de la justice semble à terme impossible et la société tombe dans le désir de vengeance. Alerte donc! Alerte très bien expliquée d’ailleurs par Elisabeth Lévy dans son article Le Président de toutes les victimes pour l’édition de Marianne en kiosque du 1er au 7 Septembre 2007 inclus.
Pauvres PS aussi! Il n’a qu’une obsession désormais : se rénover. C’est-à-dire couper définitivement avec son inspiration actuelle marxiste alors que le Gouvernement Jospin était accusé de « libéralisme ». Souvenons-nous! En 2002, Jean-Pierre Chevènement disait même tout au long de la campagne présidentielle que Chirac et Jospin, c’étaient « bonnet blanc et blanc bonnet ». Accusés de « libéralisme » depuis au moins dix ans, les socialistes français se croient encore inspirés par Marx?
Se rénover, c’est-à-dire être plus en phase avec la société actuelle. Pour cela, François Hollande a déclaré dans son discours à l’université d’été de La Rochelle le week-end dernier que son Parti devait revenir à la réflexion afin de contrer la politique réactionnelle de Nicolas Sarkozy. Mais François Hollande ne sait-il pas que Ségolène Royal a perdu l’élection présidentielle parce que justement elle n’a pas su jouer des faits divers comme l’a habilement fait Nicolas Sarkozy parce qu’il a compris que la société actuelle veut une politique réactionnelle, qu’elle en a marre de la réflexion et qu’elle veut l’action? « L’action », c’était d’ailleurs « le seul mot à la bouche » de Dominique de Villepin : « Moi, ma priorité, c’est l’action ». Le problème, c’est que pour agir, il faut réfléchir. Entre vérité et contradiction, le PS donc.
Finalement, tant mieux parce que la politique en France est devenue un show comme aux Etats-Unis! Mais pour notre plus grand malheur!
Voir la chronique Pauvre France!
Libération consacre aujourd’hui un dossier sur le journalisme citoyen et sur Cent Papiers. Je ne peux qu’afficher mon scepticisme sur ce travail. Au travers des quatre articles de Frédérique Roussel et Laurent Joffrin, c’est une conclusion négative sur le cinquième pouvoir qui se dégage. Et cela pour quatre raisons.
- Premièrement, il ne faut pas appeler n’importe quoi « journalisme citoyen ». La vidéo de l’assassinat du Président Kennedy ne relève pas du journalisme citoyen, mais du témoignage. Témoignage d’ailleurs dû au hasard et non à une volonté programmée.
Le témoignage a toujours existé. Comment pondre un article sans témoignages et sans interviews? Comment envisager le journalisme sans sources? En effet, comment informer sans informations?
Dans ce dossier, il est dit que les rédacteurs d’AgoraVox et de Cent Papiers commentent plus qu’ils n’informent. Connaissant bien le Cinéma, je ne peux que m’indigner de ce reproche. Ceux qui commentent les films (et ceux qui commentent les œuvres littéraires), appelés « critiques » (critiques de Cinéma, critiques littéraires) ne sont-ils pas des journalistes? Et ces critiques ne nous informent-ils pas?
- Deuxièmement, je comprends que Cent Papiers ne veuille pas passer pour un voleur. Mais je ne peux que m’inquiéter de cette phrase dans Les sentinelles de Cent Papiers : « Cent Papiers vient juste de s’ouvrir à la publicité et projette de redistribuer une partie des revenus aux meilleurs contributeurs qui ne travaille aujourd’hui que pour la gloire. ».
Si Cent Papiers accepte que certains ne contribuent que pour la gloire, alors il y aura des dégâts. Certes, ils ne se doperont pas (et encore!), mais ce ne sera plus qu’un amas de copiés collés d’articles professionnels. Les rédacteurs ne contribueront plus pour faire connaître la vérité, mais pour leur gloire personnelle. Et dans ce cas-là, -hélas!- la fin justifie les moyens.
- Troisièmement, ce dossier nous fait comprendre que les journalistes citoyens n’ont qu’un rêve : être journaliste. C’est-à-dire voler la place de l’autre. Ce n’est pas le bon angle pour regarder le journalisme citoyen. En définissant le journalisme citoyen ainsi, nous passons à côté de ce qu’il est : un phénomène inéluctable avec l’arrivée d’Internet qui permet à chacun de s’exprimer. Mais avoir le moyen de s’exprimer ne signifie pas ne plus respecter l’autre et lui prendre sa place.
- Enfin, dans Le journalisme citoyen à l’assaut de l’info, Frédérique Roussel écrit : « Enseignement majeur de cette frénésie citoyenne : le journaliste doit être plus à l’écoute du public ».
Je crois que si la journaliste avait voulu être plus à l’écoute du public dans son travail, elle n’aurait pas décrit un nouveau moyen de pervertir la société, mais se serait demandé comment faire pour mettre en pratique un journalisme citoyen crédible sans que professionnels et volontaires ne se chamaillent.
Je n’ai pas l’habitude de regarder les émissions de Jean-Luc Delarue. Pour une bonne et simple raison : en lisant quelques témoignages il y a quelques années, je me suis aperçu qu’il s’agissait plus de voyeurisme -de première version de « télé-réalité »- qu’autre chose. Mais ce 14 Août 2007, elle abordait un sujet intéressant et je me suis laissé aller à regarder cette émission intitulée « L’Amour au-delà des barreaux ». Même si un seul aspect de l’histoire de ces familles de détenus est abordé, je crois que le reportage fût réussi. Il me rappela même Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo.
Nous nous apercevons très vite que les premières victimes de l’incarcération ne sont pas les incarcérés eux-mêmes, mais leur entourage.
Si j’ai trouvé étrange qu’un schizophrène ait été emprisonné, je voudrais m’intéresser à un autre cas : celui d’Angelo. Pour obtenir une liberté provisoire, il doit décrocher un CDI. Bizarre quand on sait que nous vivons en France dans une société où règne le chômage de masse et où d’honnêtes chômeurs ne parviennent même pas à trouver un CDD!
Je ne peux m’empêcher de penser à ceci : au lieu d’exiger un CDI pour un détenu, ne faudrait-il pas plutôt s’exiger à soi-même de révolutionner les conditions de vie en prison?
Je crois qu’il est dangereux d’exiger d’un détenu ce que peine à accomplir une honnête personne. Certes, c’est difficile. Mais que peut penser un citoyen depuis trois ans au chômage quand un détenu réussit à trouver un CDI en trois mois? Encore une fois, c’est peut-être rare, mais ce n’est pas impossible et ça existe.
Je crois qu’il vaudrait mieux donc qu’au lieu de prendre certaines mesures engendrant irrespect et inégalité, il vaudrait mieux révolutionner l’incarcération actuelle. Je crois que l’incarcération doit être lieu de pédagogie (à ne pas confondre avec propagande!) parce que ce n’est pas en méprisant le fautif qu’il fera le choix du juste chemin.
Voir la chronique Condition pour une liberté provisoire : ça se discute sur Cent Papiers.
Je reviens de vacances et ouvre à l’instant un mail envoyé par Cent Papiers qui m’indique que le journal citoyen québécois s’ouvre à la publicité et envisage dès le premier Septembre prochain de rémunérer certains de ses rédacteurs.
Je n’ai rien contre le fait qu’un journal citoyen soit financé par la publicité. Je crois avoir démontré au cours du mois de Juillet bien connaître le milieu sportif. Et c’est parce que je connais bien ce milieu que je sais qu’il est impossible de faire quoique ce soit sans sponsor, sans financement.
Je pars du principe que si une entreprise veut se faire de la publicité, elle doit payer le journal, la chaîne ou autres, mais ne doit rien demander en retour. Je sais qu’actuellement (et depuis toujours?), c’est -hélas!- l’inverse qui se produit.
Je juge donc intéressant qu’un journal citoyen comme Cent Papiers ou AgoraVox soit bien financé. En revanche, si je ne participe pas à Come4News, c’est parce qu’il ne s’intéresse pas à l’information du vrai, mais à se faire du fric sur le dos des autres. Je considère le journaliste citoyen comme précieux et non comme chien ou cobaye.
J’ai découvert le journalisme citoyen le 9 Décembre dernier et depuis je ne cesse de m’interroger, de réfléchir sur cette notion, ce concept, cette pratique. L’un de mes textes consacrés à ce sujet a même été repris dans le premier livre du journalisme citoyen.
J’en ai déduit que le journalisme citoyen était un engagement citoyen et donc à la fois volontaire et bénévole. Et que demander une rémunération en contrepartie serait voler la place des journalistes professionnels.
J’en ai également conclu qu’il ne fallait pas traiter tous les sujets, mais seulement notre spécialité. C’est ainsi que je n’écrirai jamais un article consacré à la finance pure, mais que je mettrai toujours une dose de réflexion philosophique dans mes sujets abordés ou que quand je m’intéresse au Sport, je me refuse de faire ce dont je suis incapable : traiter une autre discipline que le Cyclisme.
Je crois qu’il faut savoir rester à sa place et que c’est là notre atout. Parce que j’ai toujours défendu l’idée qu’il fallait être volontaire et bénévole, qu’il ne fallait pas prendre la place des journalistes professionnels, je refuse toute rémunération pour mes participations en tant que journaliste citoyen à Cent Papiers ou tout autre journal citoyen.
J’aimerais -dans l’idée que je me suis toujours fait du journalisme citoyen- inviter tous les autres participants à faire de même, mais je les laisse maître de leur personne. Je sais que pour financer leurs études ou pour survivre, des étudiants, des chômeurs ou des retraités pourraient voir d’un bon œil l’initiative de Cent Papiers et je préfère leur laisser la place sans les pousser à sauter le pas parce que je crois que quand il y a rémunération, il n’y a plus engagement, mais professionnalisme. Il n’y a donc plus journalisme citoyen.
En revanche, je crois que la fonction de modérateur pourrait en effet être l’objet de rémunération parce que ce n’est pas être journaliste citoyen, mais acteur de l’entreprise.
Je tiens à préciser toutefois -par soucis de transparence- que je n’occupe pas cette fonction et que le jour qu’elle me sera proposée ou que je l’envisagerai, je le ferai savoir.
Je l’avais dit en la voyant pendant des mois de campagne : si Nicolas Sarkozy est élu, elle sera Ministre de la Justice. Moi qui n’aime pas parier parce qu’on ne parie pas quand il s’agit d’intérêt général, je dois reconnaître que j’aurais pu récolter un mois de salaire si je m’étais laissé aller.
Quel est le problème aujourd’hui? Deux frères de Rachida Dati sont des « voyous ». Une chose est sûre : ils ne seront pas graciés. Pourquoi? Parce que c’est le candidat de leur sœur qui est passé et que leur sœur, qui est la Garde des Sceaux, veut un système judiciaire ferme, plus ferme. Notamment pour les récidivistes.
A moins qu’il y ait des guerres internes dans la famille Dati, mais sinon il n’est pas possible de dire que la Ministre française laisse ses sentiments familiaux influencer sa réflexion. Comme quoi, tout n’est pas génétique. Comme quoi elle n’est pas toujours en phase avec la Philosophie sarkozyenne.
Ne pas mêler sentiment personnel et vie professionnelle, c’est -je le crois- un exemple. L’exemple Rachida. (Uniquement pour le moment?)
Voir la chronique : L’exemple Rachida sur Cent Papiers
Que la presse soit corrompue ou qu’elle ne le soit pas, il pèse sur elle un soupçon. Et c’est l’existence de ce soupçon qui est problématique. Comment vivre en démocratie alors que ce qui prouve son existence est discutée?
Le journalisme développé par les citoyens engagés ne peut pas remplacer l’information professionnelle : il faut travailler avant de prendre le temps d’intervenir dans la vie de la société. C’est l’une des raisons pour lesquelles un journaliste citoyen n’est pas un pseudo-journaliste contrairement à ce que peut penser Eric Fottorino dans ses éditoriaux au Monde. Est un pseudo-journaliste le journaliste professionnel qui fait semblant d’être journaliste et qui se sert de sa profession pour arriver à des intérêts particuliers. En termes plus simples, est un pseudo-journaliste le journaliste corrompu.
Et des journalistes corrompus, il y en aurait trop selon les citoyens. Alors ils se servent d’Internet pour développer leur journalisme, qui serait sain, mais qui n’est pas crédible aux yeux d’un certain public.
Comment donc crédibiliser le journalisme citoyen? Pourquoi le crédibiliser?
Le crédibiliser parce que les citoyens ont le droit de s’exprimer et qu’interdire le journalisme qu’il développe serait une atteinte à la liberté d’expression.
Le crédibiliser en invitant les journalistes professionnels à y participer après leur journée de travail. Et parce qu’il n’est pas possible d’être à la fois journaliste professionnel et journaliste citoyen, le professionnel du journalisme -afin de ne pas se décrédibiliser auprès de ses lecteurs- doit prendre un pseudonyme. En participant sous un pseudonyme, personne ne sait quel journaliste participe au journalisme citoyen, mais parce que le public sait que des journalistes, qui n’acceptent pas la censure, sont acteurs du journalisme citoyen, plus de crédit sera accorder à ce journalisme.
Afin que le cinquième pouvoir ne devienne pas le monde des journalistes anonymes rebelles, les citoyens devront continuer à participer à leur journalisme.
Être journaliste et participer bénévolement au journalisme citoyen, c’est retrouver son âme de journaliste. Exercer le véritable métier choisi. Seuls ceux qui acceptent le bénévolat et prennent du plaisir ne peuvent pas être soupçonnés de corruption.