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Après sept mois entiers passés sur Vox, il est temps pour moi de choisir un autre hébergeur pour continuer mon blog principal. Un hébergeur en phase avec la blogosphère actuelle et qui réponde aux exigences des blogueurs d’aujourd’hui. Vox est en construction et je le regrette profondément même si je dois reconnaître que l’aventure me séduit. Par respect pour ceux qui me sont fidèles sans être voxeurs (j’ai découvert qu’ils étaient nombreux!), je me dois de ne plus prendre part à cette construction et laisser de côté mon âme aventurière. C’est ainsi que je lance aujourd’hui le nouveau Blog de Richard Patrosso : un blog qui traitera de tout sans tabou! Tous les sujets seront abordés. Je continuerai bien sûr d’y annoncer mes chroniques (APEM, Cent Papiers) et mes articles (AgoraVox, SportVox). Mon objectif reste le même : porter un regard philosophique sur tout. Pour cela, je traiterai principalement de l’actualité. Je veux que la Philosophie redevienne ce qu’elle est : une réflexion simple qui permet à l’individu d’être indépendant.
C’est au moment où je crée un nouveau blog que je m’aperçois que je me sens de plus en plus blogueur alors que je n’ai jamais eu l’intention de le devenir même si j’ai toujours pensé qu’une personne publique devait avoir un site officiel.
C’est au moment où je dois cesser d’héberger mon site principal sur Vox que je me sens pleinement « voxeur » et fier de l’être. D’ailleurs, mon blog Vox ne sera pas supprimé et je continuerai à lire régulièrement les blogs de ma communauté. Mieux, je prendrai même le temps de venir les commenter en voxeur régulièrement.
Tous les voxeurs qui apprécient mon blog Vox peuvent dès aujourd’hui s’abonner au fil RSS de mon nouveau blog.
Pour finir, je confierai que j’aime beaucoup l’URL « richardpatrosso.vox ». Elle pourrait être traduite par « la voix de Richard Patrosso ». Le paradoxe, c’est que je dois archiver cette URL pour continuer à parler.
A très vite sur http://richardpatrosso.hautetfort.com/ !
Bernard Kouchner a accepté d’aller au Quai d’Orsay pour la gloire? Comme dirait Ségolène Royal, mettre son ambition au service de la nation peut être avantageux.
Bernard Kouchner est un « atlantiste » favorable à la Guerre en Irak de 2003? Nous le savions tous et, avant d’être élu et encore Ministre, Nicolas Sarkozy a rencontré George W Bush pour « s’excuser » de l’attitude de la France lors de cette période.
Dans ces conditions, pourquoi condamner le Ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner lorsqu’il demande à son Pays et au Monde de se préparer « au pire », c’est-à-dire à « la guerre », au sujet du dossier iranien?
Parce que l’actuel chef de la diplomatie française reproduit en 2007 les mêmes erreurs que le Président américain en 2002 et 2003. Et que quatre ans après, alors que les leçons de ces erreurs sont enseignées au quotidien, une telle attitude de la part d’un responsable de la République relève de l’inconscience et que cette dernière ne peut être tolérée au plus haut sommet de l’État. L’amour de sa personne et les feux des projecteurs ont aliéné Bernard Kouchner. C’est regrettable! Un « french doctor » doit soigner, non envoyer ses soldats se faire tuer quand il est ministre.
Voir la chronique Kouchner ou la folie du pouvoir pour l’APEM.
Ne nous y trompons pas! Le projet Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration n’a pour but que de satisfaire l’électorat lepénien de Nicolas Sarkozy. C’est par conséquent encourager au racisme et non le combattre. Et c’est ce qui est « inacceptable », pour reprendre une expression favorite du Président de la République (qui interviendra ce soir à 20 heures à la télévision).
Mais si ce projet est indigne d’une démocratie et pour tout républicain; les réactions folles des opposants à ce texte ne sont pas justifiées. Elles ne font que décrédibiliser les adversaires de ce projet. La sérénité est la première arme pour répliquer. Non l’emportement.
Sur la question de l’ADN en elle-même, et non de l’amendement Mariani, ne faut-il pas avouer qu’à l’avenir donner son identité génétique sera logique pour être entièrement citoyen comme aujourd’hui il paraît normal de donner son empreinte digitale pour faire sa carte d’identité?
En Avril dernier, le peloton cycliste professionnel était d’ailleurs favorable à l’obligation de la fourniture de son ADN après que Jan Ullrich ait été confondu dans l’affaire Puerto grâce à cette dernière. Les tests ADN s’imposent donc! Et l’honnêteté n’est pas une atteinte à la morale ou à la dignité d’une personne. Loin de là!
Voir la chronique Tests ADN pour tous! pour l’APEM
Le documentaire est-il le genre de films qui s’oppose aux films de fiction ou alors un film (quelque soit son genre) est-il automatiquement une fiction?
Est-il possible de filmer la réalité? Le Cinéma a-t-il des règles que le simple citoyen non cinéphile est bien loin d’imaginer?
Puisque à l’inverse du reporter, le devoir du réalisateur de Cinéma n’est pas l’information, mais la création artistique, Michael Moore a-t-il le droit de ne pas parler de ses arrangements révélés par Manufacturing Dissent de Debbie Melnyk lors des présentations de ses films?
Plus directement, un documentariste est-il forcément un menteur ou un artiste avant tout?
Réponse dans la chronique Tous « documenteurs »? pour l’APEM.
Parce que sa principale activité à travers ses documentaires est de critiquer le Gouvernement et le Président américains actuels, Michael Moore jouit d’une bonne côte de sympathie en France. Pays dit bien souvent « anti-américain » par son Peuple. (Personnellement, je ne peux pas affirmer que les Français soient anti-américains. C’est-à-dire que la majorité d’entre eux soient hostiles au peuple américain. En revanche, je reconnais que leurs dirigeants politiques ne sont pas du tout appréciés par la majorité de la société française). Mais avec Sicko, celui qui a remporté la Palme d’Or à Cannes en 2004 vient-il de réaliser le film de trop? Parce qu’il prend exemple sur le modèle de santé français pour critiquer le modèle de santé américain, même les Français viennent se mettre à rire de Moore ou pire à le critiquer durement. Pourtant, même s’il est vrai qu’il se dégrade, le modèle de santé français reste quand même bien meilleur que celui des Etats-Unis. Et il ne serait pas faux de dire que comparé au modèle américain, la médecine est comme gratuite en France.
Mais il y a pire pour Moore! Dans Manufacturing Dissent, Debbie Melnyk nous révèle les trucages qu’effectuent Michael Moore au montage. Le grand adversaire -ennemi?- de George W Bush, qui aime filmer les mensonges de sa politique, est ainsi gravement accusé de mensonges. Ces documentaires ne seraient donc pas vrais. Mais un documentaire est-il un reportage? Tous les spécialistes du Cinéma savent que non. Règle de base d’ailleurs dans les écoles de Cinéma : ne pas confondre journalisme et art. Le documentaire de Cinéma n’est pas un reportage : c’est une fiction. Comme disait mon professeur de Cinéma au lycée quand il fallait réaliser des films et que c’était des documentaires : « Si c’est pour me faire un reportage de FR3, c’est pas la peine! ». Pour l’anecdote et ceux qui ne sont pas Français : quand j’étais au lycée, il y a longtemps que FR3 était devenu France 3.
Voir la chronique Michael Moore et le Cinéma pour l’APEM.
Le Tour de France s’élancera demain de Londres. Désormais ville symbole du terrorisme. Les récents attentats manqués nous rappellent que six ans après le 11 Septembre, la situation internationale est pire qu’autrefois. Et les suspicions dont sont l’objet tous les favoris du Tour (pas un n’est épargné!) nous ramènent elles aussi à la réalité : l’état de santé du sport s’est empiré depuis 1998 au lieu de s’améliorer comme on voulait nous le faire croire il y a quelques mois encore.
A l’heure des vacances, le Monde est bel et bien malade.
Chronique : Malade
Avec Chronique d’une assemblée nationale, c’est l’occasion pour moi de renouer avec -paraît-il- ma spécialité philosophique : la philosophie politique. Si j’ai choisi l’APEM pour la publier, c’est parce que ce site -comme son nom l’indique- a une portée mondiale et que l’assemblée nationale que je conceptualise est universelle. C’est-à-dire qu’elle est faite pour être adoptée dans chaque Pays du Monde. Chaque Pays démocratique, bien entendu! Mais, est-il vraiment juste de parler de nation pour une société qui ne donne aucun droit de souveraineté au citoyen?
Si je me suis intéressé au système de l’assemblée nationale, ce n’est pas pour renouer avec la philosophie politique, mais d’abord parce que je crois que l’élimination dans sa circonscription d’un Ministre majoritaire à l’échelle de la nation illustre toute l’absurdité du système majoritaire adopté en France. L’assemblée nationale n’existe pas dans ce Pays. Il serait plus juste de parler d’une « assemblée intercantonale ». C’est-à-dire d’une assemblée qui est l’addition de cantons et non d’un choix pour la nation. En effet, pour être élu, le député promet d’être présent et d’agir pour son territoire, mais oublie que les décisions qu’il devra prendre sont de l’ordre national. C’est pourquoi est vraiment tourné vers l’intérêt général de la nation le système de la proportionnelle.
Enfin, ce que je propose n’aurait pas empêché l’élimination d’Alain Juppé. C’est pourquoi il faut aussi adopter le mandat unique.
Ma prochaine chronique pour conceptualiser une vraie assemblée nationale aura pour sujet la possible présence de l’Extrême-Droite dans l’assemblée de la nation : premier argument des adversaires du modèle proportionnel.
J’estime définitivement périmée l’idée d’un État européen. Les partisans de la Constitution européenne, très massivement rejetée par le citoyen en 2005, ont accéléré l’atteinte de cette impasse en s’entêtant devant le choix démocratique. La fameuse « crise » dont chacun parle, mais qui n’est en réalité que le produit de l’obsession de ceux qui sont en place à Bruxelles ne peut qu’aboutir à la mort de cette Union européenne qui s’est définitivement coupée du citoyen alors qu’il ne peut y avoir d’Europe sans Européens.
C’est pourquoi dans ma chronique publiée aujourd’hui par l’APEM, je réaffirme « la nécessité d’une société des nations eurasiennes ». Afin de ne plus retomber dans un climat de Guerre froide et de ne plus voir l’Europe prise en otage par les deux ex-grands, nous devons construire démocratiquement une organisation internationale politique qui s’étende de l’Europe à l’Asie et qui comprenne tous les Pays de l’espace défini comme la France, la Russie, la Turquie, l’Inde, la Chine et le Japon.
Les différences de culture, qui font notre richesse, que nous pouvons remarquer d’un côté à l’autre du continent en question sont la preuve qu’il ne faut pas construire un État eurasien (le fédéralisme n’est pas en soi un système démocratique puisqu’il donne plus de poids à certains que d’autres), mais une société des nations eurasiennes. Une société construite directement par le citoyen.
En effet, la politique répondra aux attentes des citoyens quand ces derniers en seront les principaux acteurs et non tant que les dirigeants, comme les dirigeants européens, reprocheront aux Peuples leurs choix.
Cette société des nations eurasiennes est indispensable pour la construction de la société des nations à l’échelle mondiale dont nous avons tant besoin pour étendre au Monde entier les valeurs universelles que sont les valeurs républicaines et démocratiques.
Pour répondre à Anissa, la société des nations que j’appelle de mes vœux prouve, à mon sens, que je suis contre l’idée aristocratique que le fort doit tendre la main au faible. De plus, j’ajoute, en reprenant la théorie hégélienne du maître et de l’esclave qu’en réalité, c’est celui qui se dit « fort » qui est le « faible » et celui qui est dit « faible » qui se retrouve être le « fort ». En effet, pour que le fort soit le fort, il faut le faible. Ainsi, le fort est dépendant du faible. Il est donc le faible. Et c’est d’ailleurs toute la situation politique actuelle que nous vivons. Si le Peuple est dit faible, ceux qui sont au pouvoir dépendent des faibles parce que sans eux, ils ne sont plus rien. C’est pourquoi, comme l’avait dit Méhaignerie en pleine campagne, le Président Sarkozy ne pourra même pas appliquer la moitié de son programme. Cela n’avait pas fait plaisir au candidat de l’UMP qui n'avait pas pour autant nier les propos de l’un des siens. Bien au contraire!
L’Agence de Presse Étudiante Mondiale publie aujourd’hui ma chronique intitulée Un rêve d’Europe dans laquelle je défends l’idée d’une Europe qui a pour finalité l’extension de la démocratie à travers le continent eurasiatique.
L’extension de la démocratie parce que c’est le seul système qui respecte vraiment le droit de vivre des individus, autrement dit : « droits de l’Homme ». Parce que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », ils doivent être souverains. C’est-à-dire qu’ils doivent pouvoir décider eux-mêmes de leur sort.
A travers le continent eurasiatique parce qu’il n’y a pas deux continents (Europe et Asie), mais un seul : Eurasie. C’est pourquoi il faut passer à une autre étape : une étape plus proche de la réalité géologique. En effet, pourquoi s’enfermer en Europe alors que nous sommes sur la Terre? Mais puisque nous sommes sur la Terre, pourquoi s’arrêter à l’Eurasie?
Parce que pour construire la société des nations à l’échelle mondiale, il faut d’abord construire les différentes sociétés des nations à l’échelle des continents existants.
Pourquoi parler de « nation » au lieu de se tourner vers le fédéralisme? Pourquoi ne pas oser faire d’un continent, un Pays? C’est-à-dire une seule nation? Parce que la nation est une société dotée d’un gouvernement et qu’elle doit être démocratique. Or, malgré l’Internet, la démocratie ne peut pas être appliquée dans une nation au territoire infini. Il faut donc une société des nations eurasiennes, une société des nations américaines et une société des nations africaines. C’est ainsi que la démocratie, valeur universelle, s’étendra au Monde. De plus, le fédéralisme n’est pas un système où un citoyen égale une voix. Par conséquent, seule la société des nations doit être envisagée.
Pourquoi avoir écrit cette chronique? Parce que j’ai assisté en direct via LCI à la conférence de presse commune de Nicolas Sarkozy et de José Manuel Barrosso. Les deux hommes ont insisté sur la nécessité de la construction européenne et d’une Europe politique sans définir quelle Europe, ni quelle politique. J’aurais préféré assister à la volonté de construire une Europe des Européens, c’est-à-dire la construction d’une société et non d’une entreprise. Une société ouverte aux autres hommes du continent géologique et non l’envie d’une Europe limitée aux frontières du continent politique colonisateur défunt. Une Europe qui a donc pour finalité l’extension de la démocratie à l’échelle internationale parce que celle-ci est une valeur universelle et qu’elle seule engendre et maintient la paix. C’est, je le crois, un rêve d’Europe.
J’ajoute aussi que si ma chronique commence par envisager l’hypothèse que « l’évènement de la semaine fût sûrement pour certains la visite de Nicolas Sarkozy à Bruxelles », c’est parce que pour d’autres, l’évènement de la semaine est peut-être le dévoilement de la photographie officielle du nouveau Président de la République. A propos de cette photo, je ne pense pas qu’elle soit ratée. Il est vrai que je n’aurais pas posé de côté, mais le Président, malgré l’ouverture, n’a pas oublié de se mettre à Droite. Pour l’apparition du drapeau européen, je crois que c’est une très bonne chose, mais en espérant que l’UE soit l’œuvre des Européens et non de groupes particuliers qui ne se préoccupent que de leur propre intérêt.
Je crois que personne, à part ceux qui ne suivent absolument pas l’Information, n’a pu échapper à la vague médiatique qui a déferlé lors de l’entrée de Bernard Kouchner au Gouvernement Fillon. Si une certaine classe politique voit ce « débauchage » d’un très mauvais œil, la majorité des Français, selon les sondages, approuvent ce ralliement.
Je dois préciser que je ne suis pas de ceux (naïfs ou ignorants de l’Histoire politique?) qui croient que Gauche et Droite peuvent s’allier et s’unir parce que je sais très bien que ce sont deux concepts différents, opposés et insolubles. En revanche, je crois que la décision de Bernard Kouchner est un véritable exemple « d’engagement citoyen » même si elle a peut-être été accélérée ou tranchée définitivement par une certaine frustration personnelle ou une petite envie d’être Ministre. Quoiqu’il en soit, je ne suis pas de ceux qui tapent sur le côté social-libéraliste/social-démocrate du « french doctor », mais de ceux qui l’attendent et espèrent sur les questions du Darfour et d’Ingrid Betancourt parce que je crois que ces deux affaires ne peuvent être mieux traitées que par un homme qui a voué autant sa vie à l’humanitaire. C’est pourquoi ma chronique pour l’APEM Mes vœux à Bernard Kouchner ne tombe pas dans les ragots « politiciens » comme on dit péjorativement.